« Cette nouvelle vision entend consolider les acquis pour faire du système de garantie un levier encore plus structurant pour le financement de l’économie et de l’innovation au Maroc », a dit Tarsim dans une vidéo publiée sur le site de la Banque.

À cette occasion, il a mis l’accent sur le soutien de la BAD, à travers le financement de deux grands projets, en appui aux réformes conduites par Tamwilcom, à savoir le Programme d’appui au développement du secteur financier inclusif, sur trois phases, puis le Programme d’appui à la résilience et à la compétitivité des institutions de microfinance, en deux phases.

« Au total, cinq appuis budgétaires poursuivant le même objectif : renforcer et moderniser le système de garantie », a précisé Tarsim, notant qu’aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre, avec un système de garantie qui accompagne les start-ups, l’innovation et les fonds d’investissement.

Et de soutenir : « L’idée est devenue plus large : suivre l’entrepreneur tout au long de son parcours, de l’idée, l’incubation jusqu’à la garantie et la croissance »

Rappelant que près de huit dossiers sur dix n’auraient pas été financés par les banques sans le système de garantie, soit un taux d’additionnalité de 80%, Tarsim a annoncé qu’un nouveau projet est en cours de déploiement, à savoir un don de 2,5 millions de dollars accordé par l’initiative AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa) pour soutenir notamment le produit « Ilyaki » de Tamwilcom, dédié aux femmes, avec pour objectif d’accompagner 8.700 entrepreneures d’ici 2028.

« Depuis plus de 15 ans, nos appuis s’inscrivent dans un continuum opérationnel qui se nourrit de la confiance entre nos deux institutions », a affirmé le responsable-pays de la BAD, ajoutant que la stratégie « Jossour 2026-2030 » vise à renforcer davantage le rôle du système de garantie et à en faire un levier central du financement de l’économie, de l’investissement et de l’innovation au Maroc.

« Jossour 2026-2030 » prévoit de mobiliser plus de 60 MMDH d’investissements privés cumulés sur la période, de soutenir la création de 45.000 emplois bruts par an et d’accompagner près de 435.000 bénéficiaires à l’horizon 2030.