Le printemps est favorable à l’électrique. La démocratisation relative des véhicules électriques, et les tensions géopolitiques, poussent les acheteurs à étudier sous un autre jour les modèles zéro émission. Les freins à l’achat associés au coût, à l’autonomie ou à la recharge, n’ont pas disparu. Mais le rapport bénéfice-risque, semble désormais jouer en faveur de l’électrique.

Cette orientation observée dans l’Hexagone où les modèles à batterie représentent près d’un tiers des ventes, se confirme en Europe. Ainsi, selon les dernières données publiées par l’ACEA, 950 521 voitures électriques ont été immatriculées au cours de cinq premiers mois de l’année. Soit une part de marché de 20%, contre 15,3% un an plutôt.

Cette progression est à mettre au crédit des trois principaux marchés européens. L’Italie, la France et l’Allemagne, représentant 63% des immatriculations des voitures électriques.

part energie ACEA

Les ventes de voitures électriques bondissent de 75% en Italie

Rappelons que ces pays ont enregistré une croissance historique de leurs ventes de BEV. En Italie, les immatriculations ont bondi de 75,7%, portées notamment par le succès de la Leapmotor T03. La France avec +55,4% complète donc le podium, devant l’Allemagne (+40,9%).

Les aides à l’achat, les incitations fiscales (ou les contraintes) pour les flottes, favorisent l’accélération de la transition énergétique. Renault et Tesla jouant les locomotives sur ce segment des véhicules zéro émission.

En outre, les modèles hybrides continuent de grappiller des parts de marché, avec 37,8% des ventes. Tandis que les versions PHEV, retrouvent un certain élan sur la scène européenne, à contre-courant de l’Hexagone. Ses marchés de prédilection en Italie (+84,9%), en Espagne (46,5%) et en Allemagne (16,1%), leur assurant 9,7% des immatriculations.

Les marques chinoises s’installent

Dans ce contexte d’électrification massif, la percée des marques chinoises se confirme. Les cinq principaux constructeurs totalisent désormais, 10,5% de parts de marché. Ces nouveaux entrant sont emmenés par Geely (à travers ses marques Volvo Car, Lynk & Co ou encore Zeerk). Avec 2,9% de parts de marché, le groupe devance BYD et ses 2,7%.

3e, SAIC Motor (MG) affiche 2,3% d’immatriculations. Le classement est complété par Chery et Leapmotor. Cette dynamique montre les limites de la hausse des droits de douanes européens, à l’heure où les constructeurs historiques ouvrent leurs chaines de production aux chinois, à l’image de Stellantis avec Dongfeng et Leapmotor, ou de Ford avec Geely.  Elle justifie aussi, la volonté des groupes Stellantis, Renault et Volkswagen, de faire cause commune autour de la notion de « made in Europe ».