L’entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables compte doubler son portefeuille égyptien en deux ans, dans un pays qui cherche à diversifier un mix électrique encore dominé par le gaz naturel.
Reçu le 22 juin par le Premier ministre Moustafa Madbouly dans la nouvelle capitale administrative, le développeur norvégien d’énergies renouvelables Scatec a annoncé son intention d’investir jusqu’à 5 milliards de dollars supplémentaires, soit environ 4,3 milliards d’euros, en Égypte au cours des deux prochaines années. Cette enveloppe s’ajouterait à un portefeuille déjà estimé à près de 5 milliards de dollars.
Présent dans le pays depuis 2015, Scatec y est devenu l’un des principaux développeurs solaires. Le groupe porte plusieurs projets dans le solaire, l’éolien, le stockage par batteries et les infrastructures associées. La nouvelle annonce étend son périmètre au dessalement d’eau alimenté par les renouvelables, aux centres de données « verts » et à de nouvelles capacités solaires et éoliennes.
Le portefeuille égyptien de Scatec comprend déjà plusieurs projets de grande ampleur. À Qena, en Haute-Égypte, le complexe Obelisk associe 1,1 gigawatt de solaire à 200 mégawattheures de stockage, avec une première tranche de 500 mégawatts en service.
À Minya, le projet Energy Valley prévoit 1,75 gigawatt de solaire et 4 gigawattheures de batteries, pour un investissement estimé à 1,8 milliard de dollars.
Le groupe développe aussi le parc éolien Shadwan, d’une capacité prévue de 900 mégawatts à Ras Shukeir, et le projet solaire Dandara, destiné à alimenter le complexe égyptien d’aluminium.
Un marché stratégique pour Le Caire comme pour Oslo
L’Égypte cherche à diversifier son mix électrique, encore largement dépendant du gaz naturel. Le pays multiplie les partenariats dans les renouvelables pour sécuriser son approvisionnement et attirer des capitaux internationaux. Les grands projets solaires et éoliens doivent également soutenir ses ambitions dans l’hydrogène vert, l’exportation d’électricité et la décarbonation de secteurs exposés aux exigences européennes, comme l’aluminium.
En janvier 2026, Scatec avait signé avec l’Egyptian Electricity Transmission Company un contrat d’achat d’électricité portant sur 1,95 gigawatt de solaire et 3,9 gigawattheures de batteries, présenté comme la plus grande installation solaire-plus-stockage d’Afrique.
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La concrétisation de cette nouvelle enveloppe dépendra de la capacité de Scatec à mobiliser ses partenaires financiers. Le groupe développe, construit et exploite ses projets avec l’appui de banques de développement, d’investisseurs institutionnels et de partenaires locaux. En Égypte, plusieurs de ses projets d’énergie renouvelable ont déjà bénéficié du soutien d’institutions financières internationales.