ENI renforce sa présence en Angola en investissant dans le projet Greater PAJ, un nouveau développement pétrolier offshore réalisé via Azule Energy, société contrôlée à 50% avec BP. 
ENI confirme ainsi qu’il continue à assurer sa production future dans des zones où il bénéficie déjà de compétences établies et de partenaires. 
Le projet passe de la phase d’étude à la phase de réalisation : les capitaux sont engagés, les contrats signés et les activités…

Nouvelle activité lancée

ENI renforce sa présence en Angola en investissant dans le projet Greater PAJ, un nouveau développement pétrolier offshore réalisé via Azule Energy, société contrôlée à 50% avec BP.

ENI confirme ainsi qu’il continue à assurer sa production future dans des zones où il bénéficie déjà de compétences établies et de partenaires.

Le projet passe de la phase d’étude à la phase de réalisation : les capitaux sont engagés, les contrats signés et les activités opérationnelles démarrent. Il s’agit d’un projet de 5,1 milliards de dollars, avec une capacité de production de 95 000 barils par jour.

Chiffre à relativiser

Vu que le projet est commun avec d’autres sociétés, seule une partie de cette production reviendra à ENI (mais cela fait partie de la stratégie du groupe pour maximiser son rendement sans engager trop de capitaux). Par ailleurs, les premiers impacts sur les ne sont attendus que pour le 1er semestre 2029.

Le projet est intéressant car il est intégré entre deux blocs offshore, ce qui permet d’utiliser les infrastructures de gisements voisins et ainsi réduire les coûts, améliorer l’efficacité et la rentabilité. 
Il ne change pas pour autant le profil du titre à court terme. En effet, avant de générer du cash, un projet offshore demande des années de travaux, d’investissements et une grande capacité de réalisation. 
Et des risques subsistent : délais de mise en œuvre, coûts, évolution euro/dollar, fiscalité locale et surtout prix du pétrole. Quand le prix du baril baisse, les bénéfices des sociétés pétrolières sont sous pression.

Rémunération de l’actionnaire

Les dividendes ne sont pas menacés à court terme. Ces dernières années, les sociétés pétrolières ont généré beaucoup de liquidités et la structure financière d’ENI reste solide. Le groupe prévoit un dividende 2026 de 1,10 EUR brut, en hausse de 5%, et une politique de distribution globale de 35 à 45% du cash-flow opérationnel sur la période 2026-2030. Après les résultats du premier trimestre, ENI a aussi augmenté son programme de rachat d’actions de 1,5 à 2,8 milliards d’euros.

Technologie

Par ailleurs, ENI tente de défendre la valeur de son activité traditionnelle avec la technologie et l’innovation. Par exemple, le projet Clean Sea concerne un système robotisé sous-marin utilisé pour surveiller les fonds marins et les infrastructures offshore. Le nouveau supercalculateur HPC7 s’inscrit aussi dans cette stratégie. ENI ne devient pas une entreprise technologique, mais utilise la technologie pour optimiser des activités (étude du sous-sol, simulations géologiques, optimisation des installations, stockage du CO₂ et applications d’intelligence artificielle).

Notre avis

ENI continue à investir dans son cœur de métier, mais en s’appuyant sur une base technologique renforcée et une discipline financière accrue. Greater PAJ donne de la visibilité à la production future; Clean Sea et HPC7 améliorent le positionnement industriel; le dividende et les rachats d’actions confirment l’attention portée à la rémunération des actionnaires. Mais tout cela ne supprime pas la dépendance au cycle pétrolier et gazier. Pour cette raison, et au vu de nos estimations de bénéfice (1,41 EUR par action en 2026, 1,29 EUR en 2027, 1,45 EUR en 2028), nous ne changeons rien à notre conseil.
CONSERVEZ.

Cours au moment de l’analyse : 20,80 EUR

ENI est un groupe pétrolier et gazier italien (exploration, production, raffinage, distribution), aussi présent dans la production d’électricité.