Un porte-conteneurs transportant près de 400 tonnes d’aide alimentaire envoyée par la France à Gaza est arrivé mercredi sur les côtes égyptiennes, plus de deux semaines après avoir quitté le port du Havre, a annoncé le gouverneur de Port-Saïd.
L’aide internationale à destination de la bande de Gaza, où la situation humanitaire reste dramatique malgré le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, arrive généralement par les ports égyptiens de Port-Saïd ou d’al-Arich, la ville la plus proche du territoire palestinien.
Selon un communiqué du gouverneur de Port-Saïd, Mohab Habachi, le paquebot « Tokyo », parti mi-janvier du Havre, transporte 21 conteneurs de près de 400 tonnes, dont « 25 540 cartons visant à soutenir près de 42 000 enfants palestiniens ». Le programme alimentaire mondial (PAM) a ajouté que cette livraison devrait soutenir ces enfants « âgés de moins de cinq ans pendant cinq mois ». L’organisme humanitaire salue une « contribution essentielle » de la France.
La date de livraison de ces denrées n’a pas été précisée pour le moment.
Voies d’accès toujours limitées
Le point de passage de Rafah – le seul entre Gaza et le monde extérieur qui ne passe pas par Israël – a rouvert cette semaine au compte-goutte. Les autorités israéliennes, qui l’avaient fermé en mai 2024, n’ont pas accepté pour l’heure l’ouverture totale réclamée par les organisations humanitaires pour permettre une entrée massive de l’aide internationale.
Jusqu’à présent, quelques dizaines de Palestiniens l’ont emprunté dans les deux sens, essentiellement des malades ou des blessés évacués vers l’Égypte et accompagnés de leurs proches, ou des habitants de retour après avoir reçu des soins.
Israël et le Hamas s’accusent quotidiennement de violer les termes de l’accord de cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre. Mercredi, des bombardements israéliens ont fait 21 morts dans le territoire palestinien, selon le ministère de la Santé du Hamas. Selon cette source, au moins 556 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes depuis le 10 octobre, tandis que l’armée israélienne a annoncé avoir perdu quatre soldats.
Après le cessez-le-feu, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme de l’ONU basé à Rome, avait déclaré que la famine était terminée à Gaza, mais avait alerté sur des niveaux élevés d’insécurité alimentaire.