L’Égypte et l’Iran s’affrontent ce vendredi soir à Seattle, un match décisif sur le plan sportif car les deux équipes, premières du groupe G, peuvent prétendre à une qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde.
Mais lorsque les supporteurs égyptiens et iraniens se rendront au stade Lumen pour assister à la rencontre, ils “traverseront des rues, décorées pour le week-end de couleurs interdites à Téhéran et au Caire : celles du drapeau arc-en-ciel”, symbole du mouvement LGBTQ+, écrit le site iranien en exil IranWire.
Des drapeaux arc-en-ciel que l’on pourrait tout aussi bien retrouver à l’intérieur du stade, et ce, malgré les protestations exprimées par les fédérations de football des deux pays.
Depuis 1974, la grande ville du nord-ouest des États-Unis organise tous les ans un “Pride week-end” à la fin du mois de juin. Et à l’occasion de la Coupe du monde, elle avait décidé, avant d’en connaître l’affiche, de faire du match qu’elle accueille le 26 juin un “match des fiertés”.
Le hasard du tirage du sort, organisé en décembre dernier, a voulu que ce match oppose l’Égypte, où l’homosexualité est sanctionnée en vertu de lois contre la “débauche”, à l’Iran, où les relations homosexuelles sont interdites et passibles de la peine de mort.
Similitudes culturelles et religieuses
Dès le mois de décembre, les fédérations égyptiennes et iraniennes de football ont demandé à la Fifa à ne pas être associé à l’événement.
“L’Iran et l’Égypte sont deux pays musulmans qui partagent de profondes similitudes culturelles et religieuses, et les points de vue exprimés par les deux fédérations reflètent les valeurs et les croyances partagées par les peuples des deux pays”, a expliqué la fédération iranienne, sollicitée par The Athletic, le site sportif affilié au New York Times.
Et d’appeler à ce qu’“aucune cérémonie ni activité promotionnelle” liée à la cause LGBTQ+ n’ait lieu “dans le stade, ni ne fasse partie de l’environnement du match”.
D’après The Athletic, les deux fédérations auraient tenté “de faire supprimer toute présence des symboles LGBTQ+ autour du match”. Une demande rejetée par la fédération internationale qui organise la compétition, notamment grâce à la “détermination” du comité d’organisation local de Seattle.
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