RÉCIT – Infrastructures, zones franches… Le Maroc n’a pas lésiné pour séduire Renault. En contrepartie, le pays a imposé ses prérogatives.
Le « contenu local » dans l’automobile ? Les autorités et les industriels européens en discutent. Au Maroc, il a été imposé à Renault depuis des années, pour contraindre le constructeur à acheter ses composants à des fournisseurs installés localement et créer ainsi des emplois.
Le partenariat entre le groupe et le royaume ne date pas d’hier. « Renault est présent au Maroc depuis 1928 », rappelle Mohamed Bachiri, le directeur général de Renault dans le pays. Cette première étape était seulement commerciale, avec la vente de véhicules « made in France » à l’époque. Dès les années 1960, une usine d’assemblage a été installée à Casablanca par la Somar, une société détenue par l’État marocain dont Renault était minoritaire. La première usine automobile du royaume était née. Le Losange a ensuite racheté la part de l’État.
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