Pour son congé annuel, Anthony quitte son domicile strasbourgeois et prend la route direction l’Autriche. Soucieux de se conformer aux règles, il achète la vignette journalière pour 9,30 € sur le site officiel. Mais à son retour de vacances, il reçoit une amende de non-paiement de la vignette.
Une facture qui grimpe à 200 €
Anthony est d’abord perplexe, jusqu’à ce qu’il se rende compte du problème sur le mail de confirmation. Il a bien acheté la vignette le 2 juin, jour de son passage en Autriche. Mais accidentellement, il a sélectionné le 3 juin comme période de validité. Sa vignette n’était donc pas encore valide lorsqu’il a emprunté l’autoroute autrichienne.
Une bourde qu’Anthony doit payer cher. La société concessionnaire autrichienne, Asfinag exige un paiement supplémentaire de 200 €. Peu importe que le Strasbourgeois soit de bonne foi. Malgré sa tentative d’explication, la société ne veut rien entendre. L’automobiliste finit par obtempérer et régler l’amende qu’il juge pourtant disproportionnée.
Pas de droit à l’erreur
2026 marque la dernière année de la vignette autocollante en Autriche. À partir de 2027, les automobilistes devront l’acheter exclusivement en ligne, sous sa forme électronique. Une numérisation qui appelle à une grande prudence, car une erreur est vite arrivée : en tapant les chiffres et lettres de sa plaque d’immatriculation, en oubliant le tiret de séparation ou encore en sélectionnant par inadvertance la vignette pour les motos au lieu de celle pour les voitures.
Attention également au site sur lequel vous achetez votre vignette ! Au-delà du site officiel, des revendeurs la proposent sur internet. Ces derniers apparaissent parfois en tête des moteurs de recherche et vendent la vignette à un prix plus élevé. Sans vous garantir toutefois sa validité. C’est pourquoi il faut absolument commander sur le site du concessionnaire autoroutier, comme Asfinag pour l’Autriche.
Un système disparate et complexe en Europe
Si votre vignette n’est pas conforme, cela donne lieu au paiement d’un péage dit “de rattrapage”. L’exploitant vous sanctionne automatiquement, quelle que soit la raison, le contrôle sur autoroute étant systématique, via des caméras qui détectent et enregistrent votre plaque d’immatriculation.
En cas de refus de payer, vous recevez généralement un courrier avec des frais de recouvrement et la menace d’une action en justice. La plupart des automobilistes préfèrent alors régler la somme demandée plutôt que de s’exposer à une peine de plusieurs milliers d’euros. Pourtant, un droit d’opposition existe. Certains auraient même des chances d’obtenir gain de cause dans le cadre d’une procédure administrative.
Les systèmes actuels de paiement des péages autoroutiers diffèrent d’un pays à un autre. Vous devez donc bien vous renseigner avant de partir, à défaut de règles et sanctions communes au niveau européen. Une harmonisation entre pays permettrait sans doute de protéger les consommateurs contre les pratiques abusives de certains concessionnaires autoroutiers.