« Même si on bascule dans la phase à élimination directe, la préparation du match reste la même. La gestion, elle, change. Toute erreur qui peut amener à un but peut être fatale. Le rapport de force qui s’installe dépend aussi de la dynamique des formations et souvent, on l’observe, tu fais plus attention à ne surtout pas faire d’erreur.
On parle souvent d’équipes qui peuvent se révéler après un premier tour difficile. Je crois en cette théorie mais pas non plus pour toutes les équipes.
Quand on parle des Diables, ce groupe était normalement à leur portée. C’est vrai que cela ne s’est pas bien passé les deux premiers matchs avec deux nuls qui auraient satisfait d’autres nations mais pas la Belgique. Cette victoire synonyme de première place qu’on n’attendait plus forcément est une sorte de wake-up call. Affronter un adversaire prétendument plus faible sur le papier en Coupe du monde ne veut pas dire grand-chose. L’Iran et l’Égypte nous l’ont démontré, la Belgique a quand même eu la possession et beaucoup d’occasions sans savoir les concrétiser. Mentalement, l’approche peut donc être différente même si un fait de match peut très vite bousculer la physionomie d’une rencontre.
Le Sénégal a lui entamé son tournoi par deux défaites avant ce 5-0 contre l’Irak où on a vu des changements dans l’équipe. Ils ont de la confiance sachant que normalement, ils n’auraient pas dû être là : se qualifier avec une seule victoire et deux défaites, ça ne devrait pas normalement être possible. Maintenant, avec le nouveau format, les cinq buts leur ont permis d’être là. Et les dynamiques des deux équipes se ressemblent. »
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