Quelles voies et moyens pour mettre à profit l’expertise des entreprises, afin de garantir une mobilité fluide, un hébergement de qualité et des fonctionnalités à la pointe de la technologie au Maroc, en Espagne et au Portugal entre le 13 juin et le 21 juillet 2030, à l’occasion de la Coupe du monde de football ? C’est la grande question à laquelle les patronats des trois pays hôtes travaillent à répondre. Après le lancement l’automne dernier d’un comité conjoint dont la mission est d’élaborer une feuille de route visant à favoriser le partage d’expérience, ces patrons se sont réunis ce mardi, près de Rabat, pour approfondir la réflexion et articuler les axes de leur coopération. Pour Antonio Garamendi, président de la Confédération espagnole des organisations patronales (CEOE), l’organisation du Mondial « transcende le sport » et constitue « une formidable plateforme d’investissement et de croissance […] et de coopération sans précédent ».
Saisir « une formidable opportunité »
La Coupe du monde 2030 marquera le centenaire de la plus grande compétition de football et la première fois qu’elle est organisée entre deux continents – L’Europe et l’Afrique – sachant que trois matchs se joueront en Amérique du Sud – en Argentine, au Paraguay et en Uruguay – pour justement célébrer cet anniversaire historique. « Cette compétition est une formidable opportunité qui – si elle est correctement structurée grâce à une collaboration public-privé – deviendra une référence en matière d’investissement durable, de gouvernance de projets complexes et de coopération commerciale internationale », a déclaré le patron des patrons espagnols.
Si le Portugal de Cristiano Ronaldo et le Maroc d’Achraf Hakimi se préparent pour leur première expérience d’organisation du Mondial, l’Espagne – incontestablement une des plus grandes nations de football au monde et championne de l’Euro 2024 qui reste le pays le plus titré du 21ème siècle en Europe – en est à deuxième expérience après celle de 1982. L’histoire retiendra qu’en dépit du contexte politique et socio-économique national challengeant (transition démocratique, incertitude économique…) de l’époque, l’une des plus belles réussites du royaume ibérique à l’époque est la réputation internationale qu’il a pu se tailler. Plusieurs médias espagnols ont d’ailleurs rappelé l’histoire après la désignation des pays hôtes du Mondial 2030. « L’impact global de l’édition 1982, en termes de logistique, d’organisation et de modernisation des infrastructures, a été considérable et positif. Elle a projeté une image favorable du pays », analyse en 2022 El Confidential. « On peut donc affirmer que l’objectif principal a été atteint », conclut le site d’information sportif Esférico, soulignant que « L’Espagne est sortie renforcée de cet événement ». Et toutes les réalisations enregistrées ont été le fruit d’une importante implication du secteur privé.