En marge de la 18e réunion du Conseil des ministres du Commerce de la ZLECAf à Abuja, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur d’une intégration économique africaine plus concrète. À travers une série d’entretiens bilatéraux, Omar Hejira a plaidé pour une accélération de l’opérationnalisation de la zone de libre-échange, avec un accent particulier sur les PME, les jeunes, les femmes et le renforcement des partenariats commerciaux intra-africains.

À Abuja, le Maroc veut inscrire la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans une logique plus concrète. En marge de la 18e réunion du Conseil des ministres du Commerce de la ZLECAf, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a enchaîné les entretiens bilatéraux afin de porter la position marocaine sur l’accélération des échanges intra-africains, l’accompagnement des PME et la construction de partenariats économiques plus intégrés.

Une plateforme pour dynamiser les échanges africains
Le premier entretien a réuni Omar Hejira et le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, en présence de l’ambassadeur du Maroc au Nigeria, Moha Ou Ali Tagma. Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer le rôle de la ZLECAf comme plateforme de développement du commerce intra-africain, mais aussi comme levier de croissance pour les petites et moyennes entreprises. Les deux responsables ont insisté sur l’importance d’une opérationnalisation accélérée de cet accord continental, présenté comme un outil central pour faire émerger de nouvelles chaînes de valeur régionales et donner davantage de profondeur aux marchés africains.

Pour Omar Hejira, l’avenir économique du continent dépend en grande partie de la capacité des pays africains à transformer la ZLECAf en mécanisme effectif de circulation des biens, des services et des investissements. Le secrétaire d’État a, dans ce cadre, rappelé l’engagement du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en faveur du renforcement des échanges commerciaux avec les pays africains et du développement de partenariats gagnant-gagnant. Cette orientation s’inscrit dans une vision où l’intégration économique du continent ne doit pas rester un objectif institutionnel, mais devenir un espace réel d’opportunités pour les entreprises.

Fès accueillera le Forum d’affaires de la ZLECAf
Omar Hejira a également évoqué la tenue prochaine du Forum d’affaires de la ZLECAf, prévue en décembre 2026 à Fès. L’événement ambitionne de réunir responsables publics, acteurs privés, opérateurs économiques et personnalités issues de différents horizons autour des enjeux d’intégration commerciale africaine.

Les travaux de ce forum devraient mettre l’accent sur l’intégration des PME dans la dynamique de la ZLECAf, ainsi que sur la sensibilisation des femmes et des jeunes aux opportunités offertes par cette initiative continentale. L’objectif est de faire de cette rencontre un espace de mise en relation, mais aussi un outil de vulgarisation des mécanismes de la zone de libre-échange auprès des acteurs économiques.

De son côté, Wamkele Mene a salué les efforts du Maroc dans la mise en œuvre de la ZLECAf. Il a estimé que la troisième édition du Forum d’affaires, prévue à Fès, permettra d’aborder des sujets prioritaires pour le secrétariat général, notamment l’accompagnement des jeunes, la promotion des femmes entrepreneures et le développement des PME. Il a aussi exprimé sa disposition à contribuer à la réussite de cet événement et à accompagner son rayonnement dans la durée.

Le partenariat économique avec le Congo en ligne de mire
En marge de cette séquence, Omar Hejira s’est également entretenu avec la ministre congolaise du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, Jacqueline Lydia Mikolo. Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération économique entre le Maroc et le Congo, avec l’ambition de rapprocher davantage les relations commerciales du niveau des relations politiques et historiques entre les deux pays. Le secrétaire d’État a plaidé pour la mise en place d’une feuille de route destinée à dynamiser les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux. Il a également appelé à renforcer la coopération dans le cadre de la ZLECAf, notamment à travers le partage d’expériences, l’échange d’informations sur les opportunités ouvertes par l’accord et la sensibilisation des opérateurs économiques.

Pour donner un cadre plus structuré à cette dynamique, Omar Hejira a souligné l’intérêt de conclure un mémorandum d’entente de coopération commerciale et de créer un Comité commercial mixte. Ce dispositif constituerait, selon lui, une base de travail pour inscrire le partenariat économique dans une trajectoire plus lisible. Jacqueline Lydia Mikolo a, pour sa part, mis en avant la qualité des relations bilatérales et rappelé l’ambition du Congo de réussir sa transformation économique. Brazzaville souhaite notamment se positionner comme un hub logistique et commercial en Afrique centrale, une orientation qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives aux opérateurs marocains désireux de renforcer leur présence dans la région.

S.N. / Les Inspirations ÉCO

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