Publié aujourd’hui à 09h10
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Le taux de participation aux élections législatives du jeudi 2 juillet 2026 en Algérie s’est établi à 20,79 % selon un décompte provisoire des autorités, un niveau qui constituerait un plus bas historique s’il était confirmé.
« Ces chiffres sont provisoires », a précisé dans la soirée Karim Khelfane, président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Ils « vont sûrement changer et bouger », a-t-il ajouté lors d’une intervention diffusée par la page de l’Anie sur Facebook.
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L’abstention était l’un des enjeux majeurs de ce scrutin. Le vote a été prolongé d’une heure dans tout le pays afin de « permettre aux électeurs d’exercer leur droit de vote », selon l’Anie. Près de 25 millions d’Algériens étaient appelés à voter pour choisir leurs députés après une campagne sans relief. Les formations proches du pouvoir, comme le Front de libération nationale (FLN), devraient, sauf surprise, dominer la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN).
Des bureaux de vote quasi déserts
Dans le centre de la capitale, les bureaux de vote étaient quasi déserts dans l’après-midi. Seuls étaient présents des agents électoraux et une poignée d’électeurs, selon des témoignages recueillis par l’AFP. « Nous sommes venus exercer notre devoir, en espérant quelque chose de bien. C’est tout ce que j’ai à dire », a déclaré Djammel Bouakkaz, retraité de 74 ans, dans un bureau de vote d’Alger.
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Le scrutin s’est aussi tenu sur fond de controverse liée à l’invalidation d’environ un tiers des listes, plusieurs partis dénonçant leur exclusion de certaines circonscriptions, notamment dans la capitale.
Cité par l’agence officielle APS, le président Abdelmadjid Tebboune a estimé dans la journée que les législatives se déroulaient dans de bonnes conditions. Le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, n’a de son côté pas souhaité, selon le site d’information TSA, s’exprimer sur le taux de participation. « Je lance un appel aux Algériennes et aux Algériens pour se rendre en force aux urnes », a-t-il déclaré d’après le site.
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Au total, 407 sièges sont à pourvoir pour un mandat de cinq ans. Les résultats devraient être proclamés dans les jours à venir.
« Asseoir la pleine légitimité de la future Assemblée »
« Tout au long de cette campagne, l’enjeu crucial aura été d’inciter et de convaincre les concitoyens à se rendre en masse aux urnes », a écrit le quotidien L’Expression. « Le taux de participation demeure, légitimement, le principal cheval de bataille des états-majors politiques, soucieux d’asseoir la pleine légitimité de la future Assemblée », a-t-il poursuivi.
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Les dernières législatives, en 2021, remportées par le FLN, avaient été marquées par un taux de participation de 23 %, le plus bas de l’histoire du pays. Elles s’étaient tenues dans le sillage du Hirak, mouvement de contestation populaire inédit né en février 2019. Ce mouvement avait conduit deux mois plus tard à la démission du président Abdelaziz Bouteflika et porté des revendications de changement politique, de lutte contre la corruption et de réforme des institutions.
Progressivement, une interdiction des rassemblements, que les autorités ont justifiée par l’épidémie de Covid-19, et l’incarcération des figures de proue du Hirak ont étouffé la contestation à partir de mars 2020. L’actuel président, Abdelmadjid Tebboune, avait été élu en décembre 2019, puis réélu en 2024.
(Avec AFP)
La Matinale.