Par Laurent
Fourvière –
Publié le 04 Juil 2026 à
08:30
Face à la peur du rejet de sa
famille, une femme trans retire ses implants dès qu’elle décide de
rentrer dans son pays d’origine, en Algérie.
Le quotidien des personnes trans est loin d’être toujours de
tout repos. En effet, ces dernières font face à des difficultés
très lourdes. Que ce soit des propos transphobes, sexistes ou
parfois de la discrimination, elles doivent s’adapter. Dans la
société,
certaines femmes trans subissent des insultes, du harcèlement,
sans oublier les rejets familiaux. Un point qui est la source de
nombreuses souffrances pour de nombreuses personnes. D’ailleurs,
pour ne pas se retrouver mise à l’écart auprès des siens, une femme
trans a opté pour une technique très peu habituelle.
Une femme trans au
quotidien hors norme
Derrière les portes des cabinets de chirurgie esthétique se
cachent parfois des parcours de vie d’une complexité insoupçonnée.
Un praticien a ainsi partagé l’histoire marquante d’une patiente
transgenre venue le consulter pour une demande des plus
inhabituelles : se faire retirer ses prothèses mammaires. Ce qui
s’apparentait à première vue à une simple explantation cachait en
réalité un rituel obsessionnel. Depuis plusieurs années, à
l’approche de la saison estivale, cette femme consultait des
chirurgiens pour faire retirer ses implants, avant de repasser sur
le billard dès la rentrée de septembre pour les faire réinstaller.
Au moment de sa consultation, la patiente avait déjà réitéré ce
cycle éprouvant à six reprises, plongeant le spécialiste dans une
profonde stupeur face à une telle répétition. Une histoire racontée
sur le plateau de Carla Ghebali.
Un fardeau
immense entre la France et l’Algérie
Dans son émission Carla pour toi, la jeune femme a reçu un
spécialiste qui est revenu sur cette histoire surprenante. En
effet, pour cette femme trans, c’était “une vie en France en
tant que femme et une vie dans son pays en tant qu’homme”.
Mais si cette dernière se donnait autant de peine, c’est à cause de
ses origines. “Elle était originaire d’Afrique du
Nord et à chaque fois qu’elle rentrait dans son pays
d’origine, elle ne voulait pas que sa famille se rende compte
qu’elle avait cette transsexualité”, a-t-il expliqué.
Une opération que la femme trans a répétée à six
reprises. Un secret que cette dernière a bien conservé,
puisque ses proches n’ont rien remarqué. “Ils se doutaient de
rien du tout. Elle avait une sorte de double vie d’identité,
c’est-à-dire une vie en France en tant que femme et une vie dans
son pays en tant que commune”, a révélé le chirurgien.
“Une obsession de vouloir changer de sexe en fonction du pays”
Au-delà de la dimension psychologique, un tel parcours pose de
lourdes questions de santé publique. Interpellé par Carla Ghebali
sur la dangerosité de ces interventions à répétition, le
spécialiste se veut nuancé mais ferme. “Ce n’est pas que c’est
dangereux, mais c’est vrai qu’à force de faire des chirurgies, ça
va modifier les tissus. Ça va créer de la fibrose, ça peut
entraîner des risques, des complications liées à
l’intervention”, a-t-il confié. Avant de poursuivre :
“Moi, personnellement, j’ai refusé cette intervention parce que
la chirurgie esthétique, ce n’est pas, comme je te disais, le
marché. Un jour, on achète telle chose, un jour, on rend la chose.
Il faut que ça vienne d’un complexe. Et là, ça devenait carrément
une obsession de vouloir changer de sexe en fonction du
pays.”
🚨𝗛𝗔𝗟𝗟𝗨𝗖𝗜𝗡𝗔𝗡𝗧 😱
Une femme trans qui a subi au moins 6 interventions
chirurgicales.
En France : femme avec prothèses.
En Algérie : retire tout pour redevenir un homme l’été (religion
oblige).
Est-ce que c’est la Sécu qui finance ces opérations répétées selon
la… pic.twitter.com/AtZQ6AKRmS
— Rafael Sereti (@RafaelSereti) July 1, 2026