Révélée au
Salon de Pékin 2024, la BYD Ocean-M annonce l’arrivée d’une
compacte sportive électrique pensée pour l’Europe. Entre design
radical, prix agressif et promesse centrée client, le constructeur
entretient encore le mystère sur sa future star.
L’offensive de BYD en Europe
ne se limite plus aux SUV familiaux et aux grandes berlines
électriques. Arrivé sur le Vieux Continent au début des années
2020, le constructeur chinois aligne déjà treize modèles. Ils
combinent des motorisations 100 % électriques et hybrides.
Jusqu’ici, la palette européenne reposait surtout sur des berlines,
des SUV et deux citadines, les Dolphin et Dolphin Surf. Et
pourtant, le géant prépare déjà la suite, sur un terrain qui parle
directement aux passionnés. Celui très convoité des
compactes sportives électriques.
Ce nouveau chapitre devrait s’écrire avec la BYD
Ocean-M, une compacte à hayon au look de petite bombe.
Elle a été dévoilée sous forme de concept au Salon de l’automobile de Pékin.
À l’époque, BYD parlait surtout de style, sans livrer ses cartes
techniques, ce qui avait entretenu le mystère. Depuis, le projet
revient sur le devant de la scène. Cette fois, la cible est claire
: le marché européen, et même très probablement la France. Reste à
savoir comment cette Ocean-M entend séduire les conducteurs
habitués aux MG4, Volkswagen ID.3 ou Renault Mégane électriques. Et
sur quels arguments concrets elle misera.
BYD Ocean-M, une compacte sportive électrique taillée pour
l’Europe
Lors de sa première apparition à Pékin, l’Ocean-M avait surpris,
même chez les suiveurs de BYD. La compacte affichait une silhouette
trapue, des lignes tendues et un kit agressif avec lame avant,
diffuseur arrière et aileron. Rien à voir avec les berlines sages
ou les SUV familiaux du reste de la gamme. La marque avait
seulement précisé qu’il s’agissait d’une propulsion basée sur une
plateforme inédite pour BYD. Les premières estimations évoquaient
environ 300 ch et un 0 à 100 km/h bouclé en cinq secondes.
Ce positionnement assumé est confirmé par Bono Ge, directeur de
BYD au Royaume-Uni, qui suit de près les attentes locales.
« Nous savons que les compactes sportives, par exemple, ont la
cote. Je ne pense pas que ce soit uniquement le cas au Royaume-Uni,
mais aussi en Europe de l’Ouest : beaucoup de gens apprécient ce
type de voiture. Et nous cherchons justement à proposer un produit
qui offre d’excellentes performances, un comportement sportif et
une puissance remarquable. » a-t-il expliqué à Auto Express.
Sur le plan technique, BYD reste encore très discret, autant sur
la puissance que sur la batterie et l’autonomie. Le dirigeant
évoque une annonce d’ici « deux mois » au sujet d’une nouvelle
voiture. Elle serait dotée de « très bonnes caractéristiques » et
offrirait une sensation « sportive et vraiment puissante ». « Je
ne peux pas encore donner beaucoup de détails, mais d’ici deux mois
maximum, nous vous en dirons plus sur notre stratégie »,
ajoute-t-il. Pour l’instant, aucune fiche technique officielle n’a
été publiée ; aucune précision n’est donnée à ce sujet.
Une chose semble acquise : cette Ocean-M a vocation à être
vendue sur plusieurs marchés européens, dont, très probablement, la
France. Elle se placerait au-dessus des Dolphin et Dolphin Surf. En
Chine, la fourchette évoquée tourne entre 150 000 et 200 000 yuans,
soit environ 19 000 à 25 000 € après conversion. De quoi aller
chercher frontalement des modèles comme la MG4 XPower ou la
Volkswagen ID.3 GTX. Ces compactes sont déjà bien installées sur le
créneau des compactes électriques dynamiques. Et pour convaincre,
BYD mise ouvertement sur une approche tournée vers l’usage réel des
automobilistes européens. « Comme je l’ai dit, nous voulons être
centrés sur le client. Nous devons savoir ce dont les clients ont
besoin. Notre mission est de concevoir un produit qui leur plaise ;
c’est la raison pour laquelle ils achètent nos voitures. Nous
devons anticiper leurs besoins ; nous communiquerons des
informations très prochainement, mais pas aujourd’hui. »