Avec notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues
En Australie, au Royaume-Uni ou encore aux Etats-Unis, déjà 43 victimes ont pu être identifiées par la police sud-africaine, appuyée par Interpol.
Selon le porte-parole des Hawks – unité d’élite de la police sud-africaine – ce réseau criminel changeait régulièrement de QG, raison pour laquelle cette perquisition intervient plus de deux ans après le début de cette vaste enquête.
Nombreuses voitures de luxe
C’est donc cette semaine qu’un centre d’appel, au nord de Johannesburg, est finalement perquisitionné. Selon les salariés d’entreprises voisines, le train de vie des employés de ce centre d’appel était pour le moins intrigant, avec de nombreuses voitures de luxe garées sur le parking.
On sait désormais que l’escroquerie avoisinerait le milliard de rands sud-africains (plus de cinquante millions d’euros). Les criminels auraient contacté de nombreux investisseurs débutants pour leur proposer de petits investissements d’abord, puis les auraient ensuite incité à placer de plus grosses sommes d’argent en promettant des rendements spectaculaires.
Les suspects sont déjà passés par la case tribunal, mercredi 28 janvier, mais l’État a choisi de repousser l’audience à la semaine prochaine, pour avoir le temps d’analyser les différentes preuves.
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