Le Parlement européen a autorisé, mercredi 17 juin 2026, le recours aux nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture, qui peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais qui inquiètent des défenseurs de l’environnement, des petits exploitants et plusieurs entreprises semencières.

Comment le groupe Limagrain, quatrième semencier mondial dont fait partie Vilmorin Mikado, spécialiste des semences potagères qui a son siège dans le Maine-et-Loire, se prépare-t-il à ce déploiement ? Travaux de recherche, opportunités commerciales, pistes de travail… Sébastien Vidal, président de la coopérative dont la maison-mère est située au cœur de l’Auvergne, agriculteur dans le Puy-de-Dôme, répond aux questions de Ouest-France.

Le Parlement européen a adopté, le 17 juin, de nouvelles règles relatives à la culture de plantes obtenues par les nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT). Ces dernières permettent de modifier le génome d’une plante mais sans introduire d’ADN étranger. En quoi ce feu vert constitue‑t‑il, pour Limagrain, quatrième semencier mondial, un accélérateur ?

C’est une vraie chance pour l’Europe, qui va accélérer le processus de sélection et nous faire gagner deux ans par rapport aux délais actuels, très longs, qui s’étalent sur dix ou douze ans. Enfin, on va pouvoir courir le cent mètres avec les mêmes chaussures que les concurrents. On va aussi améliorer notre souveraineté, car aujourd’hui, ces techniques sont largement utilisées dans d’autres pays. Comme en Chine, d’où viennent 75 % des NGT.

Comment votre coopérative…