Ouf ! C’est ce qu’a dit Didier Deschamps après le but de Kylian Mbappé.
S’il n’est pas en or, comme celui de Laurent Blanc en 1998, le septième inscrit par le capitaine des Bleus dans la compétition a les mêmes conséquences que lors du dernier face-à-face France-Paraguay. Il ouvre la porte des quarts de finale du Mondial à une équipe de France qui a su se sortir du piège tendu par les Guaranis.
S’ils s’attendaient à un duel compliqué, face à un adversaire qui n’avait visiblement pas l’intention de faire du jeu, les Français ne pensaient pas que le mur serait aussi dense. Et que l’arbitre allait plus facilement sortir les cartons jaunes contre les victimes des tacles assassins de Paraguayens qui ont profité de l’aubaine.
Néanmoins, Ilgiz Tantashev ne pouvait pas fermer les yeux sur une faute commise sur Désiré Doué. L’arbitre signifiait le penalty, que Kylian Mbappé a transformé. Suffisant pour assurer la qualification. « On savait quel type de match on allait avoir… On a montré qu’on n’était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde. Nous aussi, nous savons faire dans le sale football. Et même à ce jeu-là, on a été meilleurs qu’eux », a réagi le capitaine des Bleus.
Gardes du corps
Didier Deschamps a déploré le traitement dont ont été victimes ses joueurs : « C’est nous qui nous faisons sanctionner et eux, ils ont fait des fautes sans l’être. » Il a souligné aussi le traitement réservé à Kylian Mbappé dans les derniers instants très électriques : « J’ai demandé aux deux plus costauds des joueurs sur le banc qu’ils aillent tout de suite le protéger à la fin, parce qu’on ne sait jamais. »
Satisfait de « cette étape de passée », le sélectionneur a cinq jours pour préparer sereinement les retrouvailles avec l’ambitieux Maroc, que la France avait éliminé en demies au Qatar.
Favoris à Houston, les Lions de l’Atlas ont, comme prévu, réussi leur décollage vers les quarts, laissant sur le carreau le Canada dans un match longtemps terne et fermé, avant un second acte plus animé, qui a viré à la correction.
Ounahi réveille le Maroc
C’est au retour des vestiaires qu’Azzedine Ounahi a inscrit le but de la délivrance, en réussissant une frappe placée, après une combinaison avec Hakimi sur un coup franc excentré (50e). Le milieu offensif marocain y est allé d’un doublé, au bout d’un contre rondement mené (82e) après une offrande de Brahim Diaz. Ce dernier a réussi une autre passe décisive dans le temps additionnel pour Soufiane Rahimi (90e+8).
Entre-temps, les Canucks n’ont pas démérité, mais ils se sont trop peu approchés des cages de Yassine Bounou pour espérer meilleur sort. Premier des trois coorganisateurs éliminés dans cette édition, au bout d’un parcours qui l’aura enfin vu dépasser la phase de groupes en trois participations, le Canada peut sortir la tête haute.
Après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but en 16e, le Maroc s’est donc évité un traquenard, mais la qualification a été ternie par la sortie sur blessure de l’attaquant Ismæl Saibari, révélation du tournoi.
Racisme : l’alerte de la Fifpro
La Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels (Fifpro) a tiré la sonnette d’alarme, avant le début des 8e de finale de la Coupe du monde. L’organisation a notamment interpellé les organisateurs de la compétition autour de la montée de comportements racistes visant des joueurs prenant part au tournoi.
L’organisation a notamment appelé à « des actions collectives pour protéger les joueurs d’une tendance croissante aux abus, qui englobe une partie de la couverture médiatique, les après-matches et les éliminations d’équipes ».
L’ancienne star du football paraguayen, José luis Chilavert, est le dernier en date à s’être signalé, avec sa phrase postée sur X : « En 98, nous avons affronté les Français, et maintenant, le Paraguay affrontera une sélection africaine. »
ET AUSSI
L’Argentine a eu très chaud
Outre de la canicule, les champions du Monde en titre ont souffert pour décrocher leur billet en huitièmes de finale. Face aux surprenants joueurs du Cap-Vert, qui ont poussé les Argentins jusqu’à la prolongation, c’est un but contre son camp d’un défenseur cap-verdien qui leur évite le pire, dans la nuit de vendredi à samedi.
Facundo Medina, le clap de fin ?
Le défenseur de l’OM n’a pas terminé le match Argentine – Cap-Vert. Il a dû céder sa place à Nicolas Tagliafico avant la fin du temps réglementaire à cause d’une blessure qui compromet sa participation pour la suite de la compétition.
Remise à zéro
Après une première remise à zéro après la phase de groupes, le compteur des avertissements le sera une seconde fois, à l’issue des quarts de finale.