Le trafic de stupéfiants à Alès connaît un nouveau rebondissement avec l’arrestation en Algérie d’un suspect clé. Son extradition vers la France reste incertaine, malgré un mandat d’arrêt international.

De source judiciaire, l’arrestation, il y a quelques jours, dans le secteur d’Oran, en Algérie d’un individu bien connu des services de police et gendarmerie dans le Gard, est confirmée.

L’homme, âgé de 32 ans, est considéré par les enquêteurs comme un rouage essentiel du trafic de stupéfiants à Alès. Il est souvent présenté comme le donneur d’ordre, entouré d’une garde rapprochée aux méthodes expéditives. C’est dans le cadre d’un important trafic de stupéfiants qu’un mandat d’arrêt international avait été délivré à l’encontre du suspect, par le parquet d’Alès.

Des incertitudes quant à l’extradition du suspect vers la France

L’Alésien pourrait être impliqué dans d’autres faits puisque son nom apparaîtrait dans d’autres procédures. Son interpellation en Algérie soulève des interrogations quant à son retour prochain en France.

« De manière générale, les pays n’extradent pas leurs ressortissants. La France, comme l’Algérie, n’extrade pas ses nationaux, indique une source proche du dossier. Depuis 2021, il existe une convention qui régit les échanges judiciaires entre les deux pays. Mais il faut savoir qu’en Algérie, les autorités considèrent les bi-nationaux comme Algériens. »

Des discussions sont actuellement menées entre les autorités judiciaires des deux pays pour décider de l’avenir du suspect.