DÉCRYPTAGE – Portée par la hausse du prix des carburants, la baisse du coût des batteries et des politiques publiques favorables, la moto électrique connaît une croissance fulgurante au Kenya comme au Rwanda, où elle séduit d’abord pour les économies qu’elle permet de réaliser.
Dans les rues de Kigali, au Rwanda, Blanche a trouvé le meilleur argument en faveur de la moto électrique : son portefeuille. « L’essence est devenue beaucoup trop chère », raconte cette conductrice de moto-taxi de 30 ans. À cause de la guerre en Iran, le prix du litre est passé de 1 600 à 2 900 francs rwandais. Une facture devenue difficile à absorber pour ces travailleurs qui passent leurs journées sur la route.
Pour elle, le calcul est vite fait. « Avec un litre d’essence, on roule environ 40 kilomètres. Avec l’électrique, pour 2 450 francs rwandais, je peux faire jusqu’à 80 kilomètres. » À mesure que les tensions géopolitiques font grimper les cours du pétrole, la mobilité électrique, à commencer par les deux-roues, gagne du terrain en Afrique, qui importe la quasi-totalité de son carburant. « La volatilité des cours ne se contente pas d’encourager l’adoption de l’électrique, elle l’accélère de manière significative », confirme Emmanuel Aremoh, responsable marketing…
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