REPORTAGE – Près de la moitié des deux millions d’habitants de la capitale autrichienne vivent dans de l’habitat subventionné. Un héritage historique que les autorités locales comptent bien préserver et développer.
Vienne, sa cathédrale gothique Saint-Étienne, son palais de la Hofburg, son château de Schönbrunn… et ses logements à petits prix. Au-delà de son image de capitale impériale qu’elle cultive à foison et à raison, la plus grande ville d’Autriche pourrait aussi prétendre au titre de capitale européenne des logements abordables. Près de la moitié de ses deux millions d’habitants vivent ainsi dans des logements subventionnés d’une manière ou d’une autre. Vienne compte aujourd’hui 220.000 logements municipaux et 200.000 appartenant à des organismes à but non lucratif. « Cette politique du logement abordable est au cœur de la philosophie du développement de la ville », explique Bojan Schnabl, qui travaille au sein du département municipal consacré au logement.
Un état de fait qui trouve ses racines dans l’histoire de celle qui gagna le surnom de « Vienne la rouge » après la Première Guerre mondiale. En 1919, le Parti social-démocrate remporte les élections municipales. Il lance alors…
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