Les douanes ont annoncé avoir saisi 2,5 tonnes de cannabis au port du Havre. Une prise « d’ampleur » estimée à environ 20 millions d’euros. Début juillet, le ministre des Comptes publics David Amiel avait annoncé un vaste « plan douanes » de 419 millions d’euros pour faire face à la « déferlante » de drogues.
Des douaniers ont saisi fin juin 2,5 tonnes de résine de cannabis dissimulées dans des caissons métalliques dans un conteneur qui transitait par le port du Havre, une prise « d’ampleur » d’une valeur estimée à environ 20 millions d’euros, ont annoncé vendredi les douanes.
Un conteneur qui transporte des « machines-outils » entre le Sénégal et la Libye
C’est « l’itinéraire atypique » du conteneur qui a mis la puce à l’oreille des agents : en provenance du Sénégal, il était à destination de la Libye et transportait « des machines-outils ». Les images obtenues lors d’un contrôle au scanner ont révélé « des anomalies compatibles avec la présence de marchandises dissimulées dans des caches spécialement aménagées », poursuit le communiqué.
Puis en ouvrant le conteneur, les douaniers sont tombés sur les machines-outils de deux tonnes chacune, « installées sur d’imposants caissons métalliques » dont ils soupçonnaient qu’ils pouvaient contenir des caches renfermant « les éléments suspects », précise le communiqué.
S’en sont suivies plusieurs heures de démontage « à la meuleuse, en pleine canicule » afin d’accéder aux caches où se trouvait la drogue, d’une valeur estimée à près de 20,5 millions d’euros, selon les douanes.
Un « plan douanes » à 419 millions d’euros
Les douanes ont rappelé que « le vecteur maritime (0,6%) est rare pour les saisies » de cannabis, « principalement acheminé par voie terrestre (74,8%) et postale (15%) ».
Début juillet, le ministre des Comptes publics David Amiel avait annoncé un vaste « plan douanes » de 419 millions d’euros pour faire face à la « déferlante » de drogues, notamment de cocaïne, promettant des recrutements et de déployer 25 scanners supplémentaires sur l’ensemble du territoire d’ici 2030.