Les médias du monde entier ont parlé de la réouverture du poste-frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Égypte, qui permettra aux blessés palestiniens dans un état critique de quitter enfin l’enclave pour recevoir des soins médicaux.

De nombreux commentateurs se sont réjouis de la réouverture du poste-frontière de Rafah, seul point de contact terrestre entre Gaza et l’extérieur ne passant pas par Israël, et ont salué une avancée manifeste dans la seconde phase du “plan pour la paix” porté par Washington.

Mais les événements de lundi [2 février] témoignent d’une réalité bien différente sur le terrain, avec d’importantes restrictions de sécurité, des procédures contraignantes et très peu d’autorisations de passage. Bien loin des attentes des Gazaouis et des besoins humanitaires accumulés au fil des mois.

Au premier jour de la réouverture, lundi [2 février], Israël n’a autorisé que cinq patients à quitter Gaza, tandis que plusieurs centaines, voire milliers, d’autres devaient prendre leur mal en patience.

Bien en deçà des 50 patients par jour

Mohammed Abou Mostafa est l’un de ces cinq heureux élus. Le jeune homme de 17 ans s’est rendu avec sa mère, Randa, à Khan Younès, dans le sud de l’enclave, avant de rallier le point de passage de Rafah, fermé depuis [près de] deux ans