La décision de retirer l’arbitre français François Litxer de la liste des officiels désignés pour les derniers matchs de la Coupe du monde 2026 a provoqué un vif émoi. Selon plusieurs médias, cette mesure fait suite à sa prestation controversée lors du huitième de finale Égypte-Argentine, estimant que la Fédération internationale de football (FIFA) avait pris des sanctions à son encontre pour répondre aux protestations égyptiennes.
Après la défaite des Pharaons (2-3), l’entraîneur égyptien Hossam Hassan a vivement critiqué l’arbitre français, et la Fédération égyptienne a déposé une plainte officielle auprès de la FIFA, réclamant sa suspension et son exclusion du tournoi.
De son côté, le quotidien français L’Équipe a révélé que la FIFA avait décidé d’écarter Litxer, ainsi que son compatriote Clément Turpin, de l’arbitrage de tout autre match de la Coupe du monde.
Par la suite, des informations ont circulé sur les réseaux sociaux et sur plusieurs sites d’information arabes, affirmant que la FIFA avait décidé d’écarter François Litxer en raison des erreurs d’arbitrage commises lors du match entre l’Égypte et l’Argentine, et en réponse aux pressions égyptiennes.
Quelle est la vérité derrière l’exclusion de Litxer ?
En réalité, le quotidien français n’a établi aucun lien entre l’exclusion de Litxer et la rencontre Égypte-Argentine : il a simplement rappelé que la qualification des Bleus pour les demi-finales mettait automatiquement fin à la mission des deux arbitres tricolores, conformément au protocole de la commission des arbitres.
Le journal souligne que l’arbitre français Jérôme Brissard est resté au sein des équipes d’arbitrage, car il occupe le poste d’arbitre vidéo (VAR), une fonction soumise à des critères distincts de ceux des arbitres de terrain.
La commission des arbitres de la FIFA s’appuie sur l’article 37.1 du règlement de la Coupe du monde 2026, relatif aux arbitres de match, qui prévoit que les officiers doivent être désignés par des fédérations nationales dont l’équipe n’est pas engagée dans la rencontre qu’ils dirigent.
Bien que la règle vise uniquement à empêcher un arbitre de diriger un match impliquant sa propre sélection, la Commission étend cette interprétation en phase à élimination directe : les arbitres des nations encore en course sont automatiquement mis à l’écart pour préserver une impartialité totale lors des rencontres décisives.
Ainsi, la qualification des Bleus pour le dernier carré a automatiquement écarté Litkser et Turpin des rencontres suivantes, conformément à une procédure réglementaire bien établie et non à une sanction disciplinaire.
À l’approche des derniers tours de la Coupe du monde 2026, la Commission des arbitres de la FIFA a resserré la liste des arbitres de terrain à seulement douze officiers pour les matchs restants.
La liste finale comprend deux arbitres arabes : le Jordanien Adham Makhadmeh et le Marocain Jalal Jaid, qui demeurent parmi l’élite sélectionnée pour les rencontres décisives du tournoi.