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Le Festival de Cordes-sur-Ciel célèbre la musique africaine dans toute sa diversité du 17 au 23 juillet. Entre balafon, flûte ney et répertoire classique revisité, cette édition tisse un dialogue inédit entre traditions africaines et répertoire classique revisité.

Le Festival Cordes sur Ciel revient du 17 au 23 juillet et met à l’honneur la richesse musicale de l’Afrique, depuis les rives de la Méditerranée jusqu’au cap de Bonne-Espérance. Cette traversée invite à découvrir des sonorités fascinantes, de l’énergie du balafon à la mélancolie de la flûte ney.

Car le continent n’a eu de cesse de fasciner les compositeurs classiques. L’imaginaire de l’Égypte antique est déjà au cœur de « La Flûte enchantée » de Mozart, donnée ici dans une version originale pour quatuor à cordes. À la même époque vivait aussi le chevalier de Saint-Georges, longtemps surnommé le « Mozart noir », dont la musique sera à l’honneur. Debussy et Saint-Saëns ont, eux, séjourné en Algérie, ce qui a influencé plusieurs de leurs œuvres. Plus près de nous, Steve Reich est parti au Ghana et György Ligeti en République centrafricaine pour découvrir la modernité rythmique embrassant ces régions.

Le dialogue entre l’Occident et l’Afrique sera le fil conducteur de la programmation du festival. Un grand nombre d’artistes africains seront présents, jouant aussi bien les instruments classiques que traditionnels. Ils proposeront également une relecture originale du répertoire classique. Le quintette à vent du Concert impromptu proposera une version inédite du « Carnaval des animaux africains » de Saint-Saëns, ainsi qu’un « Pierre et le Lion », d’après Prokofiev.

Une randonnée musicale aux dunes de Maraval

Pendant toute la manifestation, la compositrice Nigji Sanges, dont les racines se trouvent à la fois au Congo et en Éthiopie, est accueillie en résidence. Le public découvrira notamment son remarquable travail consacré à la musique de film. Plusieurs ensembles d’Occitanie seront aussi à l’affiche, notamment, pour la première fois à Cordes-sur-Ciel, le chœur Dulci Jubilo, confirmant une fois de plus la vitalité artistique exceptionnelle du territoire.

Comme à son habitude, le Festival Cordes sur Ciel aime tisser des liens avec d’autres domaines, du slam à la géopolitique. Nouveauté de cette édition : une randonnée musicale à la découverte des dunes de Maraval, dont le sol rouge n’est pas sans évoquer la bauxite africaine. Le festival crée des passerelles avec d’autres domaines, comme la peinture, avec une exposition d’art africain au musée d’Art moderne de Cordes. La gastronomie sera également au rendez-vous avec une offre imaginée par la jeune cheffe Clara Blanchet, mêlant inspirations africaines et produits locaux.