DÉCRYPTAGE – Après la victoire de l’Afrique du Sud face au XV de France, samedi à Tbilissi, en finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.

Tops 

Un combat de tous les instants

Si le spectacle et les essais n’ont pas été au rendez-vous, le combat a fait rage sur la pelouse de Tbilissi. Les deux équipes ne se sont pas ménagées. Les collisions furent âpres et rugueuses. Cette finale – qui a vu les Baby Boks s’imposer face aux Bleuets (5-16) –, sous la pluie géorgienne, a longtemps ressemblé à une guerre de tranchée à tel point les percussions étaient violentes. Mais, à ce petit jeu-là, même si les Bleuets se sont battus comme des lions, les Baby Boks ont su imposer leur densité physique afin de faire craquer les joueurs de Cédric Laborde dans le dernier quart d’heure. implacable.


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Les Baby Boks comme leurs aînés

L’Afrique du Sud est au sommet du rugby mondial, à tous les étages. Les Springboks comme les Baby Boks continuent d’affoler les compteurs et d’empiler les trophées. Quelques heures après le large succès des hommes de Rassie Erasmus face à des Gallois dépassés (43-0) en Championnat des nations, les U20 sud-africains ont conservé leur couronne planétaire. Une preuve supplémentaire que, génération après génération, les champions restent les champions.

Les Bleuets parmi les grands

Le scénario est cruel, mais le parcours force le respect. Battus en finale, les Bleuets n’ont pas à rougir de leur prestation face aux Baby Boks. Cette nouvelle présence sur la dernière marche confirme l’incroyable constance de la formation française : depuis 2018, sur les cinq Coupes du monde U20 disputées, la France a toujours atteint la finale, avec à la clé trois sacres mondiaux et deux médailles d’argent. Un bilan remarquable qui récompense le travail de Cédric Laborde et de son staff. La relève du rugby français semble plus que jamais assurée.

L’éclair d’Audebert

Le troisième ligne français est l’auteur du seul essai tricolore de la rencontre, dès la reprise (46e). À l’issue d’un bon mouvement, le numéro 6 et flanker des Bleuets, Raphaël Audebert, est allé aplatir en force afin de sonner la révolte de son équipe, qui était alors menée de six points.

Flops 

Keletaona, un raté comme tournant du match

Alors que son coéquipier Raphaël Audebert venait de relancer les Bleuets dès la reprise, l’ouvreur tricolore Luka Keletaona a manqué, dans la foulée, la transformation qui aurait permis au XV de France de prendre un point d’avance dans cette finale. Un coup de pied pourtant capital à cet instant de la rencontre, dans une finale aussi fermée où chaque détail pouvait faire basculer le destin des deux équipes. Le numéro 10 français n’avait pas le droit à l’erreur. Ce petit point laissé en route aurait peut-être pu changer le scénario de cette finale et offrir une toute autre issue aux jeunes Français. Hélas, on ne le saura jamais…


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La mêlée française à la pelle

Les Bleuets ont été sanctionnés de cinq pénalités et un coup franc dans le seul secteur de la mêlée face aux Baby Boks. C’est beaucoup trop en finale de Coupe du monde. À ce niveau-là, ce n’est tout simplement pas acceptable. Les Tricolores ont été concassés par les Sud-Africains dans ce domaine.

Des essais refusés en pagaille

C’est tout ce qu’il manquait à cette finale pour qu’elle s’emballe réellement : des essais. Mais à chaque fois que le ballon était aplati dans un en-but pour mettre (enfin) le feu aux poudres, l’arbitre principal, Monsieur Reuben Keane, en décidait autrement… et à juste titre. Au total, cinq essais ont été refusés dans cette finale (trois côté sud-africain, deux côté français). De quoi s’en arracher les cheveux tant ces actions auraient pu faire basculer le scénario de cette rencontre.