La huitième édition du Festival d’Ifrane se déroulera du 25 au 28 juillet 2026 sous le signe de l’éco-responsabilité. En intégrant des actions de nettoyage et de reboisement aux festivités artistiques, l’organisation souhaite éveiller les consciences. Le rassemblement estival agit ainsi comme un levier pour la protection de l’écosystème naturel de la région.
La culture s’allie à l’écologie du 25 au 28 juillet 2026 à l’occasion de la 8e édition du Festival international d’Ifrane. Organisé par l’Association Forum d’Ifrane pour la culture et le développement (AFICED) conjointement avec les autorités provinciales, l’événement repense le modèle traditionnel du divertissement estival. La manifestation place les défis du développement durable et la sauvegarde du Parc national au premier plan. En effet, les plateformes artistiques se transforment en espaces de plaidoyer pour protéger les ressources hydriques et les peuplements de cèdres de l’Atlas. Ainsi, le rendez-vous annuel s’affranchit de la simple récréation pour devenir un vecteur direct de responsabilité citoyenne en faveur du milieu naturel.
Un programme de terrain en soutien à l’environnement
Pour matérialiser les objectifs annoncés, plusieurs activités pratiques accompagneront les festivités musicales tout au long des quatre jours. Le planning prévoit notamment l’opération «Un arbre pour chaque artiste», prévue au niveau de l’espace vert de la Place Taj et encadrée par des associations de la société civile. Parallèlement, des campagnes de nettoyage sont programmées les 27 et 28 juillet. Les interventions cibleront des zones naturelles spécifiques telles que le centre d’estivage de Ras El Maa et les abords du lac de Zerrouka. En outre, un carnaval vert prendra le départ depuis la place Al Qods pour traverser le centre-ville, ajoutant une animation visuelle axée sur le respect de la nature. Les multiples ateliers visent à impliquer directement les participants, les sportifs et les visiteurs dans des actions d’assainissement et de protection du milieu naturel.
Débat scientifique et sensibilisation du public
Au-delà des actions de nettoyage et de plantation, la transmission du savoir et la sensibilisation occupent une place centrale dans le calendrier officiel. Lundi 27 juillet, le Centre des formations de l’Université Al Akhawayn, accueillera une conférence scientifique dédiée aux questions de la biodiversité et aux modèles de développement applicables à la région.
Pour étendre le message au grand public, des caravanes sonores de sensibilisation sillonneront les artères principales des villes d’Ifrane et d’Azrou durant les premiers jours de l’événement. De plus, une activité de création land art ainsi qu’un atelier de peinture environnementale se tiendront près de la salle des conférences. Les différents espaces de réflexion offriront un cadre de débat formel sur la gestion des ressources de la province, permettant de lier la production artistique aux impératifs écologiques.
L’art et le sport au service de l’écosystème
Les scènes musicales réparties entre la Place Taj et la Place El Barid serviront de relais au message de durabilité tout en valorisant le patrimoine immatériel marocain. L’affiche réunit plusieurs figures connues de la chanson nationale à l’instar d’Asmaa Lamnawar, Hatim Idar, Abdellah Daoudi ou encore Ahouzar. Les amateurs de musique urbaine assisteront aux performances des artistes Muslim et Stormy, tandis que la musique raï et pop sera représentée par Sami Ray et Walid Rahmani.
Le plateau artistique accorde également une place de choix aux voix de l’Atlas et aux troupes folkloriques, avec la participation de Fatima Tibizit, Nadia Laaroussi, Saïda Titrit, la troupe Abidat Rma et le groupe Erroukba. Le public découvrira en point d’orgue la Symphonie Ahidous programmée lors de la soirée de clôture. Dans la même optique d’animation globale, le volet sportif propose des compétitions gérées par les clubs locaux, incluant des tournois de football, de basketball et des concours de tir. Enfin, des randonnées pédestres inviteront les marcheurs à explorer les circuits forestiers tout en assimilant les pratiques nécessaires pour respecter l’écosystème local.
Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO
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