Des milliers de personnes ont participé ce samedi 18 juillet à Addis Abeba à une manifestation de soutien au gouvernement fédéral éthiopien et contre une campagne de recrutement forcé menée par les autorités de la région rebelle du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, a constaté l’AFP.
L’AFP avait fait mi-juin état d’une campagne de recrutement forcé menée par les autorités régionales du Tigré, citant des témoignages de jeunes hommes ayant réussi à s’échapper de camps d’entraînement où ils avaient été emmenés contre leur gré ou ayant préféré fuir leur ville, voire la région, pour échapper aux rafles.
Début juillet, l’ONG Human Rights Watch avait également établi que les forces locales de sécurité acquises au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui gouverne l’État régional depuis 35 ans, recrutent de force des hommes, dont des mineurs parfois âgés d’à peine 15 ans.
Au moins 600 000 morts
« Le gouvernement éthiopien doit remplir son devoir de protection du peuple du Tigré », pouvait-on lire sur une banderole brandie samedi dans la manifestation d’Addis Abeba. « Arrêtez de faire du trafic de combattants vers le Soudan », était-il écrit sur une autre.
L’exécutif et certains médias éthiopiens affirment que des Tigréens sont envoyés de force par le TPLF au Soudan, en proie à une guerre civile dévastatrice. Aucune preuve permettant d’étayer cette thèse n’a toutefois été présentée. L’Éthiopie et le Soudan ont des relations houleuses. Un laboratoire de recherche de l’université…