En septembre 2026, l’armée de l’air française lance sa septième mission PEGASE : quatre Rafale parcourront trois continents en 38 jours, du Groenland à l’Égypte.

Projeter des chasseurs à l’autre bout du monde ne s’improvise pas. Il faut des ravitailleurs, une logistique de fer et un savoir-faire que très peu de nations possèdent. La France s’apprête à le prouver une nouvelle fois, du Grand Nord glacé jusqu’au Moyen-Orient.

Depuis 2018, PEGASE illustre une compétence rare : engager l’aviation de combat française dans n’importe quel type de mission, partout sur la planète, avec des délais très courts. Concrètement, déployer des chasseurs à des milliers de kilomètres sans dépendre de personne. Une poignée de pays seulement disposent d’un tel savoir-faire, ce qui place la France dans un cercle très restreint de puissances aériennes de premier plan.

En chiffres

38 jours

Durée du périple PEGASE 2026

Du Groenland à l’Égypte

300

Aviateurs mobilisés

Pour quatre Rafale F4

225

Rafale visés pour la France

185 armée de l’air, 40 marine (objectif 2035)

3

A330 MRTT Phénix

Ravitailleurs en vol indispensables

Un périple de 38 jours à travers trois zones stratégiques

L’édition 2026 voit grand. Grâce à un dispositif présenté comme agile et modulaire, la mission va traverser trois zones stratégiques majeures d’un seul tenant. Le voyage commence par l’Arctique, cette région polaire devenue un enjeu géopolitique brûlant. Il se poursuit vers l’Indopacifique, théâtre central des tensions mondiales actuelles. Il s’achève au Proche et Moyen-Orient. Enchaîner des environnements aussi différents, du froid polaire à la chaleur du désert, représente un défi logistique et technique considérable. C’est justement là que réside la prouesse : opérer sous toutes les latitudes sans jamais faiblir.

Le trajet donne le vertige. Les appareils français traverseront le Groenland, l’Alaska, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, avant de conclure en Égypte. Une telle diversité de destinations n’a rien d’anodin. Chaque escale est l’occasion de s’entraîner avec des partenaires, de tester l’endurance des équipages et de démontrer, carte du monde à l’appui, que l’aviation française peut se poser à peu près partout.

Près de 300 aviateurs et quatre Rafale F4
Quatre chasseurs Rafale décollent en formation au-dessus d'une base aérienne françaiseQuatre chasseurs Rafale décollent en formation au-dessus d'une base aérienne françaiseQuatre chasseurs Rafale décollent en formation au-dessus d’une base aérienne française — Photo : Paul Gourmaud / Pexels

Que faut-il pour mener à bien un tel périple ? Des hommes et des machines, en nombre. Près de 300 aviateurs seront mobilisés pendant plus d’un mois. On remarque surtout la présence de quatre chasseurs Rafale au standard F4, le plus récent, épaulés par des avions ravitailleurs et de transport. Un ensemble compact mais parfaitement calibré pour ce genre d’opération lointaine.

Comment des chasseurs peuvent-ils franchir de telles distances ? La réponse tient en un mot : le ravitaillement en vol. C’est le secret de toute projection de puissance aérienne. Sans avions-citernes pour faire le plein en plein ciel, un Rafale ne pourrait jamais traverser un océan. Les trois A330 MRTT Phénix jouent donc un rôle absolument central dans cette mission. Ce sont eux qui permettent aux chasseurs de tenir la distance, escale après escale.

Une compétence stratégique rare

Très peu de nations maîtrisent la projection de chasseurs à longue distance. PEGASE prouve que la France peut déployer son aviation de combat partout, rapidement, sans dépendre de personne.

Trois zones stratégiques en un seul périple

Arctique, Indopacifique, Moyen-Orient : PEGASE 2026 traverse les théâtres de tensions actuels et futurs. Chaque escale est un signal envoyé aux alliés comme aux adversaires.

Entraînement avec des partenaires clés

Les escales permettent de s’entraîner avec des alliés stratégiques (Japon, Corée du Sud, Inde) et de tester l’interopérabilité des forces en conditions réelles.

Une vitrine pour le Rafale à l’export

PEGASE valorise les capacités du Rafale sur la scène internationale. La France a déjà vendu le chasseur à la Grèce, la Croatie, l’Égypte, le Qatar, l’Inde et les Émirats arabes unis.

Une compétence que peu d’armées maîtrisent

PEGASE ne sert pas seulement à faire le tour du monde. La mission permet de valider la capacité à engager l’aviation de combat française de façon autonome ou au sein d’une coalition, avec des délais très courts. C’est une démonstration de force qui porte un message clair : la France peut déployer ses chasseurs n’importe où, rapidement, et sans dépendre de personne.

Cette compétence place la France dans un cercle très restreint de puissances aériennes. Très peu de nations sur Terre sont capables de réaliser un tel périple. Il faut des ravitailleurs, une logistique rodée, des équipages formés et une industrie capable de maintenir en condition opérationnelle des avions complexes à des milliers de kilomètres de leur base. La France coche toutes ces cases.

Le Rafale, colonne vertébrale de l’aviation de combat française
Quatre chasseurs Rafale décollent en formation au-dessus d'une base aérienne françaiseQuatre chasseurs Rafale décollent en formation au-dessus d'une base aérienne françaiseQuatre chasseurs Rafale décollent en formation au-dessus d’une base aérienne française — Photo : Dua’a Al-Amad / Pexels

Le Rafale est au cœur de cette démonstration. Le chasseur de Dassault Aviation équipe aujourd’hui l’essentiel de l’aviation de combat française. L’armée de l’air et de l’espace exploite actuellement environ 100 Rafale, tandis que la marine nationale en aligne 40[4]. L’objectif opérationnel fixé par la loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit une flotte totale de 225 appareils : 185 pour l’armée de l’air et de l’espace, 40 pour la marine nationale[4].

Ce chiffre de 225 Rafale est confirmé, malgré des références à un « objectif programme » de 286 appareils dans certains documents budgétaires. Ce dernier chiffre inclut les appareils exportés vers la Grèce et la Croatie, ainsi que les remplacements d’avions anciens ou perdus. Seuls deux Rafale de remplacement sont prévus dans le budget 2026, pour compenser les deux appareils perdus lors d’une collision en août 2024[4].

Flotte Rafale française : objectifs et répartition

Composante
Nombre d’appareils (objectif)

Armée de l’air et de l’espace
185

Marine nationale
40

Total opérationnel
225

Source : AeroTime

La planification de la flotte française a été ajustée à plusieurs reprises pour tenir compte des succès à l’export. Entre 2021 et 2022, l’armée de l’air et de l’espace a transféré 24 Rafale F3R à la Grèce et à la Croatie depuis son propre inventaire, afin d’accélérer les livraisons. Cette opération a temporairement réduit le nombre d’appareils disponibles pour la formation et les opérations.

Le standard F4, embarqué sur les quatre Rafale de la mission PEGASE 2026, représente la version la plus récente du chasseur. Il intègre des capacités accrues en matière de connectivité, de traitement de l’information et de guerre électronique. C’est ce standard qui équipera progressivement l’ensemble de la flotte française dans les années à venir.

PEGASE 2026 : le programme en chiffres

Quatre Rafale F4 mobilisés pour un périple de 38 jours à travers trois continents
Près de 300 aviateurs engagés dans l’opération
Trois A330 MRTT Phénix pour le ravitaillement en vol
Escales prévues au Groenland, en Alaska, au Japon, en Corée du Sud, en Inde et en Égypte
Septième édition de la mission PEGASE, lancée en 2018
Objectif : 225 Rafale pour la France d’ici 2035 (185 armée de l’air, 40 marine nationale)

Pourquoi PEGASE compte dans la projection de puissance française

Une compétence stratégique rare

Très peu de nations maîtrisent la projection de chasseurs à longue distance. PEGASE prouve que la France peut déployer son aviation de combat partout, rapidement, sans dépendre de personne.

Trois zones stratégiques en un seul périple

Arctique, Indopacifique, Moyen-Orient : PEGASE 2026 traverse les théâtres de tensions actuels et futurs. Chaque escale est un signal envoyé aux alliés comme aux adversaires.

Entraînement avec des partenaires clés

Les escales permettent de s’entraîner avec des alliés stratégiques (Japon, Corée du Sud, Inde) et de tester l’interopérabilité des forces en conditions réelles.

Une vitrine pour le Rafale à l’export

PEGASE valorise les capacités du Rafale sur la scène internationale. La France a déjà vendu le chasseur à la Grèce, la Croatie, l’Égypte, le Qatar, l’Inde et les Émirats arabes unis.

Quatre Rafale F4 mobilisés pour un périple de 38 jours à travers trois continents
Près de 300 aviateurs engagés dans l’opération
Trois A330 MRTT Phénix pour le ravitaillement en vol
Escales prévues au Groenland, en Alaska, au Japon, en Corée du Sud, en Inde et en Égypte
Septième édition de la mission PEGASE, lancée en 2018
Objectif : 225 Rafale pour la France d’ici 2035 (185 armée de l’air, 40 marine nationale)

Sources

1 source · 3 faits vérifiés