Arrivé dans la capitale française pour des consultations médicales, l’élu a été pris en charge rapidement par l’équipe médicale de l’établissement parisien. Moins d’une semaine après son arrivée, l’opération a été programmée, un délai particulièrement court qui traduit l’urgence relevée par les praticiens. Selon L’Observateur, ses proches, qui l’accompagnent à Paris, confient que les médecins étaient catégoriques : resté à Dakar, il aurait été en danger. Une source proche rapporte que le praticien a expliqué au patient qu’un séjour prolongé au Sénégal aurait présenté un risque élevé pour sa santé.

Ce déplacement sanitaire s’inscrit dans la continuité d’une autorisation judiciaire exceptionnelle déjà révélée ces derniers jours, puisque le juge d’instruction en charge de son dossier lui avait accordé une dérogation pour quitter le territoire sénégalais, après en avoir officiellement informé le parquet financier. Cette autorisation, qualifiée d’inhabituelle pour une personne toujours sous contrôle judiciaire, avait permis à Farba Ngom, remis en liberté provisoire depuis la fin avril, de rejoindre Paris pour approfondir le diagnostic posé sur son état de santé.

Cette question sanitaire n’est pas nouvelle dans le parcours judiciaire du maire des Agnam. Plus tôt, en 2025, Farba Ngom avait déjà été hospitalisé en urgence à Dakar pour une alerte neurologique, un épisode qui avait conduit son avocat, Me Baboucar Cissé, à dénoncer un « pari létal » quant aux conditions de sa détention. Cette alerte s’était inscrite dans un contexte de plus d’un an de détention provisoire, avant que la Cour suprême ne confirme, fin avril, sa mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, mettant fin à plus d’un an d’incarcération préventive.

Avant l’opération, le maire des Agnam avait multiplié les examens au sein de l’établissement parisien, dans le cadre d’un bilan médical approfondi. Il avait également marqué une halte spirituelle à Fès, au Maroc, pour se recueillir au mausolée de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, une étape qui témoigne de la dimension personnelle et confessionnelle de ce déplacement au-delà de son seul volet médical.

Aucune précision n’a pour l’heure été communiquée sur la durée prévue de sa convalescence ni sur la date de son éventuel retour au Sénégal, où le dossier judiciaire le concernant, toujours instruit par le Pool judiciaire financier, continue de suivre son cours.