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La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi a expliqué que le prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie (BCT), au nom et pour le compte de l’État tunisien, et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) s’inscrit dans le cadre de la coopération financière établie entre la Tunisie et cette institution. Celle-ci a débuté en 2022 et s’est poursuivie en 2024 et 2025. Elle a précisé que l’accord-cadre fait l’objet de mises à jour au moyen d’avenants à chaque nouvelle opération d’emprunt.
Elle a ajouté que les négociations relatives à cette opération avaient débuté en octobre 2025 et s’étaient poursuivies jusqu’en février 2026. Grâce au travail conjoint des services du ministère des Finances et de la Banque centrale, elles ont permis de ramener le taux d’intérêt de 9,45 % à 5,86 %.
La ministre a également indiqué que le montant du prêt s’élève à 500 millions de dollars. Celui-ci vise à mobiliser les ressources nécessaires au financement du budget de l’État, à renforcer les réserves du pays en devises et à soutenir la capacité de la Banque centrale à financer les importations de produits de première nécessité. Il doit également permettre de fournir les financements requis pour l’investissement et la mise en œuvre des projets de développement inscrits dans le plan de développement 2026-2030.
Elle a ajouté que l’État avait remboursé, le 14 juillet 2026, un emprunt extérieur d’un montant de 740 millions d’euros, ce qui a nécessité la mobilisation de nouvelles ressources financières afin de préserver les équilibres budgétaires.
La ministre a par ailleurs précisé que le conseil d’administration de la Banque centrale avait approuvé ce prêt le 18 mars 2026, avant que ses délibérations ne soient entérinées par le décret présidentiel n° 108 de l’année 2026, daté du 8 juin 2026. Elle a souligné que l’approbation définitive des prêts souverains relevait exclusivement de la compétence de l’Assemblée des représentants du peuple.
Elle a également démenti toute volonté délibérée de retarder la soumission du projet au pouvoir législatif, estimant que la durée des négociations et l’achèvement des différentes procédures juridiques avaient imposé ce calendrier.
La ministre a enfin affirmé que la Tunisie continuait de préserver sa crédibilité auprès de ses différents bailleurs de fonds grâce à son engagement à honorer ses dettes dans les délais impartis. Elle prévoit, par ailleurs, une baisse progressive du poids du service de la dette à partir de 2028.
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