Publié aujourd’hui à 14h41
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Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré mercredi en Conseil des ministres que la France n’avait fixé aucun « objectif chiffré » concernant le nombre de visas octroyés à l’Algérie et ne faisait montre d’ « aucun laxisme », « corrigeant » ainsi des propos de l’ambassadeur de France qui ont déclenché une vive polémique en France, a annoncé la porte-parole du gouvernement.
« Le président de la République [Emmanuel Macron] a tenu à corriger les propos de notre ambassadeur en Algérie, qui ont été très relayés ces derniers jours sur notamment le nombre de visas », a relayé Maud Bregeon.
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Un retour au niveau d’avant-crise ?
« La France a engagé un travail exigeant sur des enjeux et des sujets majeurs avec l’Algérie. Mais pour autant, il n’y a aucun objectif chiffré en matière de visas et il n’y a aucun laxisme de la part de la France », a-t-elle ajouté, citant le chef de l’État.
L’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a, dans un entretien diffusé par le média Tout sur l’Algérie, évoqué une « hausse » du nombre de visas délivrés aux Algériens pour « revenir probablement » au niveau d’avant-crise entre les deux pays, soit 250 000 par an, suscitant une levée de boucliers à droite et à l’extrême droite de l’échiquier politique.
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Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé une « capitulation » et le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle et ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, un « renoncement », alors que Paris s’efforce de renouer des relations plus apaisées avec Alger après une succession de crises.
Emmanuel Macron a, dès son élection en 2017, « pris la décision de baisser ces chiffres pour que cela corresponde aux besoins de la France d’une part, et aux réalités géopolitiques d’autre part », a poursuivi Maud Bregeon en rappelant que 500 000 visas étaient alors délivrés par an.
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« J’ai participé aux discussions avec l’Algérie. On n’a jamais évoqué ce sujet », s’est borné à relever le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors du compte rendu du Conseil.
(Avec AFP)
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La Matinale.