Les perspectives économiques du Maroc restent favorables malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques. Selon Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, le Royaume devrait enregistrer une croissance moyenne de 4,3 % à moyen terme.
Cette dynamique sera principalement portée par l’investissement, dont les dépenses devraient progresser de 11,2 % en 2026, grâce aux grands projets d’infrastructures et aux préparatifs de la Coupe du monde 2030. À plus long terme, la consommation des ménages devrait devenir un moteur essentiel de la croissance, soutenue par une baisse de l’inflation et un regain de confiance des consommateurs.
La Banque mondiale souligne également le rôle stratégique de plusieurs secteurs clés, notamment le rebond de l’agriculture, la résilience du tourisme ainsi que les bonnes performances des exportations minières.
Malgré ces perspectives encourageantes, plusieurs défis demeurent. Les contraintes liées au stress hydrique et au changement climatique, les difficultés du marché du travail, la hausse des coûts des importations énergétiques ainsi que certains risques budgétaires pourraient freiner cette trajectoire de croissance.
L’institution internationale estime également que la transformation numérique représente un important levier de compétitivité. Une exploitation optimale des technologies numériques pourrait améliorer la productivité globale du pays de 10 à 15 %.
Par ailleurs, la Banque mondiale salue les progrès réalisés par le Maroc en matière de gestion des finances publiques, mettant en avant une meilleure discipline budgétaire et une intégration accrue des dimensions sociales et climatiques dans les politiques publiques.
Le nouveau Cadre de partenariat-pays 2026-2035 s’articule autour de trois priorités : renforcer le secteur privé afin de créer plus de 1,7 million d’emplois d’ici 2035, investir dans le capital humain à travers l’éducation, la santé et la protection sociale, et promouvoir un développement territorial plus inclusif grâce aux infrastructures, à la connectivité et au numérique.