Ayşe Başhoruz

23 Juillet 2026•Mise à jour: 23 Juillet 2026

AA / Istanbul

Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont signé un nouvel accord de coopération couvrant la période 2026-2028, destiné à renforcer les capacités des États membres de l’Union africaine en matière de prévention, de détection et de réponse aux menaces de santé publique, selon un communiqué conjoint publié mercredi.

L’accord associe le rôle de coordination sanitaire de l’Africa CDC à l’expertise opérationnelle de l’OIM dans le domaine de la santé des migrants, des personnes déplacées et des populations mobiles. Les deux organisations ont indiqué qu’elles soutiendront les États membres de l’Union africaine afin d’améliorer la préparation aux urgences sanitaires, la surveillance des maladies, l’accès équitable aux services de santé et le renforcement des systèmes de santé publique.

Les deux institutions estiment qu’un renforcement de la coopération transfrontalière permettra une détection plus précoce des menaces et une protection accrue des populations.

Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, cité dans le communiqué, a déclaré: « les menaces sanitaires traversent les frontières. La réponse de l’Afrique doit avancer de manière coordonnée ». Il a ajouté que ce partenariat renforcera la capacité collective du continent à « anticiper les risques, coordonner l’action et soutenir les États membres grâce à une surveillance, une préparation et une réponse d’urgence renforcées ».

De son côté, le directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et l’Afrique australe, Frantz Celestin, a souligné que « des systèmes de santé publique efficaces protègent les populations où qu’elles vivent, travaillent ou se déplacent ». Selon lui, cet accord contribuera à améliorer la préparation aux urgences sanitaires, la coopération transfrontalière et l’accès aux services de santé essentiels pour les migrants, les déplacés et les communautés frontalières.

L’accord prévoit également le renforcement des mesures sanitaires aux points d’entrée, le développement des systèmes d’alerte précoce, l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaires, aux programmes de vaccination et aux services de prévention des maladies. Il comprend aussi des actions de formation, de déploiement et d’appui aux personnels de santé, ainsi que des initiatives visant à intégrer les effets des déplacements de population et des risques climatiques dans les politiques nationales de santé. Sa mise en œuvre sera assurée par des groupes de travail techniques conjoints réunissant des experts des deux organisations.