Emmanuel Macron a déclaré mercredi en Conseil des ministres que la France n’avait fixé aucun « objectif chiffré » concernant le nombre de visas octroyés à l’Algérie et ne faisait montre d' »aucun laxisme », « corrigeant » ainsi des propos de l’ambassadeur de France qui ont déclenché une vive polémique en France, a annoncé la porte-parole du gouvernement.

« Le président de la République (Emmanuel Macron) a tenu à corriger les propos de notre ambassadeur en Algérie, qui ont été très relayés ces derniers jours sur notamment le nombre de visas », a relayé Maud Bregeon.

« La France a engagé un travail exigeant sur des enjeux et des sujets majeurs avec l’Algérie. Mais pour autant il n’y a aucun objectif chiffré en matière de visas et il n’y a aucun laxisme de la part de la France », a-t-elle ajouté, citant le chef de l’Etat.

L’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a, dans un entretien diffusé par le média Tout sur l’Algérie, évoqué une « hausse » du nombre de visas délivrés aux Algériens pour « revenir probablement » au niveau d’avant-crise entre les deux pays, soit 250.000 par an, suscitant une levée de boucliers à droite et l’extrême droite de l’échiquier politique.

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé une « capitulation » et le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle, Bruno Retailleau, un « renoncement », alors que Paris s’efforce de renouer des relations plus apaisées avec Alger après une succession de crises.

M. Macron a, dès son élection en 2017, « pris la décision de baisser ces chiffres pour que cela corresponde aux besoins de la France d’une part, et aux réalités géopolitiques d’autre part », a poursuivi Mme Bregeon en rappelant que 500.000 visas étaient alors délivrés par an.

« J’ai participé aux discssions avec l’Algérie. On n’a jamais évoqué ce sujet », s’est borné à relever le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors du compte-rendu du Conseil.

publié le 22 juillet à 14h39, AFP

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