Le Nigeria, placé sous état d’urgence depuis novembre 2025, a annoncé ce jeudi un recrutement important de 28 000 personnes au sein de ses forces armées.
« Renforcer l’architecture militaire du pays » : c’est via un communiqué que la présidence de la République a annoncé ce recrutement important, l’armée comptant actuellement 230 000 membres.
Le chef de l’État a également annoncé un passage de huit à douze divisions, sur l’ensemble du territoire.
Relever les capacités militaires dans les zones jihadistes
L’objectif principal est de déployer plus de militaires sur le terrain, notamment pour accentuer les capacités dans le nord du pays où la pression des groupes terroristes reste importante.
Bola Tinubu indique aussi que la lutte contre les vagues d’enlèvements est une priorité.
Cette phase de recrutements est associée à l’achat « d’équipements et à la volonté d’améliorer les conditions de vie des troupes », est-il précisé.
Dans le même communiqué, la présidence indique que le chef de l’État américain Donald Trump a salué « le leadership » décisif de son homologue nigérian et « sa détermination à s’attaquer aux problèmes qui minent le Nigeria, en particulier la violence qui touche les communautés chrétiennes ».
En mai dernier, les États-Unis avaient appuyé les troupes nigérianes en menant des frappes sur des positions jihadistes. Abuja avait affirmé que 175 membres du groupe État islamique avaient été tués.
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Bola Tinubu, candidat à sa réélection en janvier, avait décrété l’état d’urgence sécuritaire à l’échelle nationale en novembre dernier, alors que son gouvernement peinait à faire face à une vague d’enlèvements de masse et de violences. Il a promis de répondre à cette situation d’urgence en déployant davantage de troupes sur le terrain.
La violence au Nigeria avait suscité des critiques du président américain Donald Trump, qui avait affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient persécutés. Le gouvernement nigérian avait protesté, affirmant que des musulmans étaient également victimes de cette violence.