Selon lui, les analyses réalisées à l’ITA ont révélé des niveaux de contamination conformes aux normes du Codex Alimentarius, référence internationale utilisée par de nombreux pays.

Les récentes inquiétudes autour de la contamination du riz aux aflatoxines ont suscité de vifs débats au Sénégal. Pour Babacar Béye, chef du Laboratoire des mycotoxines de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), les résultats de l’étude évoquée ont été mal interprétés.

Selon lui, les analyses réalisées à l’ITA ont révélé des niveaux de contamination conformes aux normes du Codex Alimentarius, référence internationale utilisée par de nombreux pays. La polémique serait née du fait que les résultats ont été évalués à l’aune des normes beaucoup plus strictes de l’Union européenne, alors que les produits concernés étaient destinés au marché sénégalais.


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Origine du riz analysé

L’expert rappelle que les aflatoxines peuvent apparaître à différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la culture jusqu’au stockage et au transport des denrées. Il souligne également que ces substances sont thermorésistantes, ce qui signifie que la cuisson ne permet pas de les éliminer complètement.

Concernant l’origine du riz analysé, Babacar Béye précise qu’il s’agissait de riz importé et non de riz local. Il estime toutefois que les niveaux relevés ne présentent pas de caractère alarmant, sauf dans des situations exceptionnelles de conservation dans des conditions extrêmes d’humidité et de température.


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Interrogé sur l’étude évoquant la présence de bactéries dans certaines eaux en sachet, le spécialiste a préféré ne pas se prononcer, indiquant ne pas avoir participé aux travaux concernés.

Tout en reconnaissant l’existence de contrôles sanitaires réguliers, le responsable du laboratoire des mycotoxines plaide pour leur renforcement afin de mieux protéger les consommateurs et garantir la qualité des produits alimentaires mis sur le marché.