Le 25 juillet, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et son homologue saoudien, le prince héritier Faisal bin Farhan Al Saud, ont eu une conversation téléphonique pour discuter des efforts visant à désamorcer les tensions dans un contexte d’instabilité croissante en mer Rouge.

Le communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères a précisé que les deux ministres des Affaires étrangères ont rejeté toute tentative d’entraver la navigation sur les voies navigables internationales et ont souligné la nécessité de protéger l’activité maritime mondiale.

Les deux camps ont appelé à un cessez-le-feu immédiat, soulignant que les solutions politiques et diplomatiques demeurent la seule voie viable pour résoudre la crise actuelle.

Les ministres des Affaires étrangères ont également appelé à une coordination et à une consultation plus étroites entre les pays arabes afin de contribuer au maintien de la sécurité et de la stabilité régionales.

Plus tôt dans la journée, la télévision d’État yéménite a rapporté que des lanceurs de missiles et des dépôts d’armes houthis dans les provinces de Marib et d’al-Jawf avaient été touchés par des frappes aériennes, tuant plusieurs membres houthis, dont des experts en missiles.

Le même jour, les rebelles houthis ont affirmé avoir mené des attaques coordonnées de missiles et de drones contre des installations énergétiques saoudiennes dans les régions de Jizan et de Yanbu, en représailles aux frappes aériennes de la coalition la nuit précédente qui visaient des zones contrôlées par les Houthis dans la province de Hodeidah, sur les rives de la mer Rouge.

Dans sa réponse, le même jour, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit qui s’aggravait entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthis au Yémen.

Dans une interview accordée à la presse, M. Araghchi a déclaré : « Nous pensons qu’il n’y a pas de solution militaire au problème yéménite, au détroit de Bab el-Mandeb et aux autres problèmes régionaux », tout en appelant au dialogue.

Selon Araghchi, les incidents survenus dans le détroit de Bab el-Mandeb découlent de différends et de problèmes de longue date entre le Yémen, l’Arabie saoudite et d’autres pays de la région.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a également tenu des propos similaires, exprimant la volonté de Téhéran de faciliter toute négociation entre les deux parties.

M. Baqaei a souligné : « Le retour au dialogue et la pleine mise en œuvre de la feuille de route convenue sont le seul moyen de mettre fin aux souffrances du peuple yéménite et de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région. »

Source : https://www.vietnamplus.vn/ai-cap-va-saudi-arabia-keu-goi-ha-nhiet-cang-thang-tai-bien-do-post1126370.vnp