Cette tragédie a commencé le mercredi 22 juillet dernier après
qu’un incendie d’une violence rare ait débuté à
Saumos. Les
incendies en Gironde ont actuellement ravagé près de 42
000 hectares de forêt et détruit plus de 240 habitations.
Toute la zone a été évacuée avec plus de 220 000 personnes
évacuées dont plusieurs célébrités comme
Laura Smet ou encore
Guillaume Canet.
Pascal Bataille, qui a grandi au Cap-Ferret,
vit également sur la presqu’île. L’animateur de 66 ans y développe
également une activité économique. Actuellement au Sénégal, il
s’est entretenu avec nos confrères du Parisien pour s’exprimer, avec beaucoup
d’émotions, sur le sujet. D’emblée, il a exprimé sa colère d’être
si loin de sa maison qu’il ne retrouvera que le
mardi 28 juillet prochain « ou plus tard, je ne sais pas quand
je pourrai y accéder », soupire-t-il.
Incendies en Gironde : Pascal Bataille loin, mais proche !
Lors de cette interview à nos confrères,
Pascal Bataille a expliqué qu’il était au Sénégal pour les
vacances et des raisons professionnelles. « Mais ma
famille, mon fils aîné, mon petit-fils de 9
mois, et ma
chienne s’y trouvaient », confie-t-il, en
ajoutant : « J’étais au téléphone avec
eux heure par heure, je n’en ai pas dormi de la
nuit. J’étais horrifié ».
« Une fois que j’ai su que mes proches et mes nombreux amis
dans cette zone étaient tous évacués, à l’abri,
j’ai fondu en larmes », avoue-t-il. Une
réaction normale après autant de stress et d’inquiétudes pour ses
proches. « Il fallait d’abord sécuriser l’humain. Mais à l’idée
de retrouver ces forêts de cendres, où j’ai grandi, comme j’ai pu
en voir les ravages de l’autre côté dans le bassin
d’Arcachon en 2022, j’en ai pleuré
physiquement », a-t-il poursuivi.
Incendies en Gironde : sa maison est
aussi menacée
Quant à la situation de la résidence de Pascal
Bataille vis-à-vis des incendies en
Gironde, il explique : « Elle se trouve
à 5-6 km du front du feu. C’est à la
fois très proche et très loin ». « Si l’incendie s’y
propageait, ça voudrait dire que des centaines d’autres seraient
touchées avant », a-t-il ajouté en se préparant déjà au choc
psychologique qu’il aura en voyant les dégâts du feu aux
forêts.
« La végétation va mettre des années et des années à
repousser. J’y vis à l’année, je
devais revenir mardi normalement. C’est un cul-de-sac, notre
presqu’île, avec 20 km de maisons implantées au milieu de la
forêt », a-t-il confié, en soulignant le fait qu’il est
important de prendre des leçons de cette tragédie. « Il faut
absolument des mesures d’aménagement de la
nature pour créer plus de zones
tampons aux approches des communes et des
bourgs », a-t-il suggéré en soulignant que ces graves incendies
risquent de se reproduire dans le futur.