Le gouvernement ougandais le présente comme « un éminent homme d’État et haut fonctionnaire international ». Olara Otunnu a plus de 40 ans de carrière dans les cercles diplomatiques, de Kampala à New York.
Ancien pensionnaire de la faculté de droit d’Harvard, il a exercé dans un grand cabinet new yorkais avant d’embrasser une carrière de professeur de droit dans une université de l’État de New York et à l’université américaine de Paris.
Ex-secrétaire général adjoint
De 1980 à 1985, Olara Otunnu a été représentant permanent de l’Ouganda auprès des Nations unies à New York. Pendant cette période, il a présidé, entre autres, le Conseil de sécurité en 1981 et a assuré la présidence de la Commission des droits de l’homme de 1982 à 1984.
Sous le mandat du Ghanéen Kofi Annan (1997-2006), la carrière d’Olara Otunnu a culminé avec le poste de secrétaire général adjoint de l’ONU et de représentant spécial pour les enfants et les conflits armés.
Ephémère ministre des Affaires étrangères dans son pays, l’Ouganda, il s’est aussi, en 2011, présenté à la présidentielle face à Yoweri Museveni, l’actuel président du pays au pouvoir depuis 1986.
Deuxième candidat africain
À 75 ans, Olara Otunnu est officiellement le deuxième candidat africain à postuler à la fonction de secrétaire général des Nations unies.
Il rejoint ainsi Michelle Bachelet (Chili), María Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana) et Macky Sall (Sénégal) sur la liste des postulants à la succession du Portugais Antonio Guterres, qui quittera ses fonctions le 31 décembre 2026.
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Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU doivent tenir le 30 juillet un premier vote à bulletins secrets pour exprimer leurs préférences parmi les candidats.
Ce premier « vote indicatif » sera suivi d’un nombre indéterminé de scrutins similaires jusqu’à ce qu’un candidat obtienne les neuf voix requises, sans veto d’aucun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie). Le nom du candidat choisi sera ensuite transmis à l’Assemblée générale pour une nomination formelle.