Durant la nuit du 24 au 25 juillet 2026, entre 18 heures 30 et 2 heures 30, les éléments de la BRS ont interpellé, au niveau des quartiers de Ouakam, Point E et Grand Dakar, S. A. G., 29 ans, se disant livreur et domicilié à Ouakam ; V. P. N., 29 ans, se disant femme de ménage et domiciliée à Keur Massar ; M. F. D., 31 ans, se disant électricien et domicilié à Ouakam ; S. B., 27 ans, se disant chauffeur et de passage à Dakar ; ainsi que les ressortissants gambiens O. B., 31 ans, se disant vendeur de véhicules et domicilié à Grand Dakar, et B. D., 50 ans, se disant conducteur de Thiak-Thiak et domicilié à Grand Dakar. Ils auraient été trouvés en possession de 16,5 grammes de haschich, 280 pilules d’ecstasy et 13 sachets de kush.

Ces interpellations sont consécutives à l’exploitation d’un renseignement faisant état de ce qu’un dénommé « Fadel », très actif dans le trafic de haschich, détiendrait une importante quantité de cette drogue dans un appartement meublé, et exercerait son commerce illicite dans les secteurs de Ouakam, Ngor, Almadies et environs, selon une source de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis).

Fort de ces renseignements, un agent de l’Ocrtis a réussi à passer commande de 15 grammes de haschich, moyennant 150 000 FCFA, par le biais d’un intermédiaire. Le rendez-vous a été fixé à l’entrée de la cité Mbackiyou Faye, à Ouakam, où une complice du suspect s’est présentée pour procéder à la livraison. L’assaut lancé a permis d’interpeller les deux protagonistes, munis de leurs téléphones portables.

Reconduits dans l’appartement meublé aux fins de perquisition, les policiers y ont découvert 15 grammes de haschich, du matériel de conditionnement, deux balances électroniques et deux rouleaux de papier étirable, soigneusement dissimulés sous le lit. Interrogée sur l’origine de la drogue, la suspecte aurait déclaré être mandatée par son compagnon, prénommé « Fadel ». Celui-ci se serait présenté peu après devant l’immeuble à bord d’une moto, avant d’être interpellé et de reconnaître la paternité de la drogue.

Invité à donner l’identité de son fournisseur, il aurait affirmé s’être approvisionné auprès d’un ressortissant gambien domicilié à Grand Dakar. Poursuivant sa coopération, il aurait convaincu ce dernier d’accepter une nouvelle commande de 100 grammes de haschich, moyennant 300 000 FCFA. Le rendez-vous a été fixé au bar-restaurant Le Jardin, au Point E, où le fournisseur présumé a été arrêté à bord de son véhicule immatriculé en Gambie, en possession de trois téléphones portables et de 25 000 FCFA.

Ce dernier aurait accepté de conduire les policiers jusqu’à sa chambre, à Grand Dakar, où aucun élément compromettant n’a été découvert. Il aurait ensuite refusé toute coopération jusqu’à l’arrivée d’un compatriote, venu s’enquérir de sa situation accompagné de son chauffeur. Ce compatriote aurait affirmé héberger les deux hommes à son domicile ; la perquisition menée dans sa chambre s’est soldée par la découverte de 13 sachets de kush et de 280 pilules d’ecstasy, dissimulés dans une poubelle des toilettes. Interrogé sur la paternité de ces produits, il aurait désigné le ressortissant gambien comme propriétaire des drogues saisies. L’ensemble des stupéfiants, du véhicule, des motos, de l’argent, des téléphones et des accessoires a été placé sous scellés.

Le secteur de Ouakam avait déjà été le théâtre, en avril dernier, du démantèlement d’un réseau de cocaïne et d’ecstasy. La BRS avait par ailleurs démantelé, quelques jours plus tôt, un réseau de trafic de kush et de chanvre indien à Diamniadio. L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue exacte des ramifications de ce trafic entre Banjul et Dakar.