Les coupures d’électricité devraient se poursuivre malgré la baisse des températures, en raison d’un déficit important de la capacité de production nationale, a averti ce lundi l’expert en développement et en ressources hydriques, Hussein Rahili.

Invité de Jawhara FM ce lundi 27 juillet 2026, Rahili a exprimé son inquiétude face à la multiplication des interruptions de courant, espérant qu’elles ne soient pas « une simple répétition générale des années à venir ».

Selon lui, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) n’a réalisé aucun investissement majeur dans la production d’électricité depuis 2019. Il a rappelé qu’avant le 14 janvier 2011, l’entreprise parvenait à répondre pleinement aux besoins énergétiques du pays, estimant que les difficultés actuelles sont la conséquence de choix et de politiques énergétiques inadaptés au cours des dernières années.

L’expert a également souligné qu’en 2018, la STEG était encore capable de couvrir l’ensemble de la demande nationale, y compris durant les périodes de forte consommation. Il estime toutefois que certaines décisions prises en 2013 dans le cadre de la stratégie nationale des énergies renouvelables ont orienté la Tunisie vers l’importation d’électricité algérienne, au détriment d’investissements dans l’approvisionnement en gaz naturel et dans la construction de nouvelles centrales de production.

Concernant la récente décision de la STEG d’autoriser officiellement l’installation de batteries de stockage de l’énergie solaire dans les habitations, Hussein Rahili a jugé cette option peu accessible pour la majorité des Tunisiens. Il a précisé que le prix d’une batterie oscille actuellement entre 20 000 et 25 000 dinars, un coût qu’il considère hors de portée pour la plupart des ménages.