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Les mouvements de protestation se sont étendus dimanche soir dans plusieurs villes de l’Ouest libyen, où des groupes citoyens ont annoncé le lancement de manifestations et d’actions de désobéissance civile pour réclamer le départ du gouvernement d’unité nationale.

Cette mobilisation intervient sur fond de dégradation des conditions de vie et de blocage persistant du processus politique.

Le ministère des Affaires étrangères fermé à Tripoli

À Tripoli, le mouvement des habitants de Souk Al-Jomaa a annoncé la fermeture du siège du ministère des Affaires étrangères.

Selon ses organisateurs, cette action s’inscrit dans une campagne de désobéissance civile visant à perturber le fonctionnement de plusieurs institutions publiques et à accentuer la pression en faveur de la fin du mandat du gouvernement.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans l’escalade des protestations. Le mouvement ne se limite désormais plus aux rassemblements dans les rues et sur les places publiques, mais cherche également à paralyser certaines structures de l’État.

Routes bloquées dans plusieurs villes

Plusieurs villes et localités de l’Ouest libyen ont également été le théâtre de rassemblements et de mouvements de contestation, accompagnés par endroits de blocages routiers.

Les protestataires réclament notamment le départ du gouvernement, l’organisation rapide d’élections présidentielle et législatives, ainsi que la poursuite des responsables impliqués dans des affaires de corruption.

Électricité, santé et sécurité au cœur des revendications

L’amélioration des services essentiels figure également parmi les principales revendications des manifestants.

Les citoyens dénoncent notamment les difficultés persistantes dans les secteurs de l’électricité, de la santé et de la sécurité, ainsi que la détérioration générale de leurs conditions de vie.

L’élargissement de la contestation pourrait accroître la pression sur les autorités de Tripoli, alors que la Libye reste confrontée à une profonde division politique et à l’absence d’un calendrier électoral consensuel.

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