Le gratin du patinage artistique mondial a remplacé Les Ducs d’Angers cet été à l’IceParc. Ce jeudi 23 juillet, au cœur d’une patinoire où l’on troque les débardeurs pour des doudounes et les shorts pour des pantalons en plein après-midi, Kazakhs, Géorgiens, Canadiens ou Américains sont à l’échauffement. Tous réunis par l’initiative d’un des meilleurs chorégraphes de la planète : le Français Benoît Richaud.Lire aussi : Camille et Pavel Kovalev la fin de l’aventure angevine ?Pour préparer la saison 2026-2027, ce dernier a posé ses valises à Angers pour un stage d’été, nommé Peak Ice Camp, afin de travailler les nouveaux programmes. « Le gros bloc juin, juillet, août, c’est là où on construit la saison. La connexion que je développe avec les patineurs tout l’été, elle est essentielle », mentionne l’entraîneur qui enfile un bonnet.« Plus de libertés »L’occasion pour le public de la patinoire d’assister à deux galas uniques. Le premier s’est déjà déroulé le dimanche 19 juillet, avant un second qui aura lieu à 15 h, le dimanche 9 août à l’IceParc. « L’objectif de ces représentations c’est de tenter d’apporter un aspect différent de ce que les gens ont l’habitude de voir à la télévision. Le fait qu’on ne soit pas en compétition nous donne plus de libertés et nous permet de mettre encore plus en avant le côté artistique », décrypte Adam Siao Him Fa, le Français champion d’Europe en 2023 et 2024, à l’issue d’une des séances d’entraînements de la journée. Sous la direction de l’entraîneur avignonnais, on retrouve également le champion olympique 2026, le Kazakh Mikhaïl Shaidorov, le champion d’Europe géorgien, Nika Egadze ou encore le champion du Canada, Stephen Gogolev. Si ces patineurs possèdent leurs propres créneaux, les jeunes stagiaires venaient juste de quitter la glace, un moyen de croiser et même côtoyer leurs idoles. « J’ai toujours été frustré quand j’étais plus petit que les entraîneurs de haut niveau n’entraînent que le haut niveau. Mon stage est ouvert à tous. Chaque stagiaire peut rencontrer mes élèves et c’est magique pour eux », décrit Benoît Richaud qui avale une galette de riz à la confiture entre deux séances.« Une grosse émulation »Angers s’est vite imposé comme la destination idéale pour ces athlètes. En grande partie grâce à la qualité des infrastructures de l’IceParc, mais pas seulement. « Ça fait quatre ans que je viens pour le Grand Prix de France organisé ici et au-delà de cette magnifique patinoire, je trouve que l’ambiance dans la ville est très saine, on s’y sent bien », encense le chorégraphe de 38 ans. Pour Adam Siao Him Fa, c’est aussi un esprit de partage qu’il recherche durant ce stage : « À l’international, chacun est dispatché dans son centre, donc le fait de pouvoir être ensemble avec Peak Ice ça crée une grosse émulation.» Celui qui a révolutionné son sport en intégrant le salto arrière dans ses programmes sera une des têtes d’affiche sur la glace de l’IceParc le 9 août lors du second gala de ce stage.
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