L’épidémie d’Ebola a pris fin après 42 jours consécutifs sans aucun nouveau cas. Parallèlement, en République démocratique du Congo voisine, la maladie reste grave avec plus de 3 260 cas et risque de devenir la plus importante épidémie d’Ebola de l’histoire du pays.

Des personnels médicaux contrôlent la température corporelle des personnes au poste frontière de Mpondwe, entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo. Photo : AP. Des personnels médicaux contrôlent la température corporelle des personnes au poste frontière de Mpondwe, entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Photo : AP. L’Ouganda met fin à la chaîne de transmission.

Le ministère de la Santé ougandais a annoncé que le pays avait achevé la période de surveillance recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), équivalente à deux cycles d’incubation du virus Ebola, après la sortie du dernier patient le 16 juin.

D’après les autorités sanitaires, tous les cas recensés en Ouganda sont liés à une épidémie survenue dans la province d’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo. Les premiers cas concernaient des citoyens congolais qui avaient franchi la frontière ougandaise pour se faire soigner, alors que la cause de la maladie était encore inconnue.

Au cours de l’épidémie de cette année, l’Ouganda a enregistré un total de 20 cas et il n’y a actuellement aucun signe de transmission communautaire supplémentaire.

Le ministère ougandais de la Santé a confirmé : « L’épidémie d’Ebola de 2026 en Ouganda a été identifiée comme provenant d’un cas importé. » Le ministère a précisé que toutes les personnes ayant été en contact avec le patient ont été placées en quarantaine et ont terminé une période de surveillance de 21 jours sans qu’aucun autre cas ne soit recensé.

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Les États-Unis et l'Iran se rapprochent d'une solution diplomatique.L’épidémie d’Ebola se propage rapidement ; il est nécessaire de retrouver 35 000 personnes.Le taux de mortalité lié à Ebola en République démocratique du Congo a atteint 32 %.Le taux de mortalité lié à Ebola en République démocratique du Congo a atteint 32 %.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le 6 juillet que le nombre de décès dus à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo avait dépassé les 500, soit un taux de mortalité de 32 %. Parallèlement, certains experts estiment que les réductions de l’aide étrangère ont aggravé la crise d’Ebola en Afrique centrale.

L’Ouganda est considéré depuis de nombreuses années comme l’un des pays les plus expérimentés dans la lutte contre Ebola. Dès la détection des premiers cas en mai, le président Yoweri Museveni a exhorté la population à cesser de se serrer la main et a demandé le report du pèlerinage catholique annuel, un événement qui attire des milliers de pèlerins de la République démocratique du Congo et de nombreux autres pays.

Le gouvernement ougandais a également suspendu les liaisons de transport transfrontalières et les vols en provenance de la République démocratique du Congo afin de limiter les risques de propagation de la maladie.

La République démocratique du Congo continue de lutter contre l’épidémie d’Ebola.

Contrairement à la situation en Ouganda, la République démocratique du Congo peine toujours à maîtriser l’épidémie d’Ebola.

Selon le ministère congolais de la Santé, le pays compte actuellement 3 262 cas confirmés et 1 437 décès. Les autorités sanitaires affirment qu’il s’agit de l’épidémie d’Ebola la plus rapide jamais enregistrée dans le pays. Compte tenu de la situation actuelle, le nombre de cas devrait dépasser le niveau record de la République démocratique du Congo dans les prochains jours. Alors que l’épidémie de 2018-2020 a duré près de deux ans et a touché plus de 3 400 personnes, l’épidémie actuelle ne dure que depuis une dizaine de semaines.

À l’échelle mondiale, seule l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016 a été plus grave, avec environ 28 000 cas et plus de 11 000 décès.

Les efforts déployés pour maîtriser l’épidémie se heurtent à de nombreux obstacles, car nombre des zones touchées se situent dans des zones de conflit. Les organisations humanitaires peinent à accéder à ces régions en raison des attaques des forces armées et de la résistance d’une partie de la population locale.

En particulier, la souche Bundibugyo à l’origine de cette épidémie ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement approuvé, ce qui a conduit l’OMS à la classer comme une urgence sanitaire.

D’après les experts, le traçage et l’isolement des personnes ayant été en contact avec des patients demeurent la mesure la plus importante pour prévenir la propagation d’Ebola. L’OMS indique que le virus Ebola proviendrait de certaines espèces de chauves-souris frugivores et se transmettrait par contact direct avec les fluides corporels de personnes ou d’animaux infectés.

Thu Giang (selon AP)

Source : https://baoquangninh.vn/uganda-tuyen-bo-het-ebola-chdc-congo-van-cang-minh-chong-dich-3416775.html