Alors que la multiplication des portefeuilles électroniques complexifie les flux financiers en Afrique de l’Ouest, l’interopérabilité s’impose comme le principal défi du secteur. L’initiative portée par cet entrepreneur s’inscrit au cœur de cette course à la simplification.

Informaticien et entrepreneur technologique ivoirien, Wilfried Kouame (photo) se développe dans la fintech en Afrique de l’Ouest. Il est cofondateur et directeur général de SimoCash, une application mobile conçue pour centraliser des opérations financières habituellement dispersées entre plusieurs plateformes.

Lancée en mai 2026 et accessible sur Android comme sur iOS, SimoCash simplifie le quotidien de ses utilisateurs. Elle regroupe au même endroit les paiements, les transferts d’argent et le suivi détaillé des transactions.

La force de l’application repose sur son interopérabilité entre différents réseaux d’argent mobile, à l’image d’Orange Money. Cette passerelle permet de transférer des fonds directement d’un opérateur à un autre, évitant ainsi de jongler avec plusieurs outils distincts.

Au‑delà des transferts de gré à gré, SimoCash facilite le règlement des factures d’eau, d’électricité, d’abonnement télévisuel ou de transport. Pour maximiser la rapidité d’exécution, la plateforme permet d’enregistrer ses bénéficiaires fréquents tout en conservant un historique clair de chaque opération.

Déjà implantée dans six pays de la sous‑région : la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Togo, le Burkina Faso et le Bénin, le service assure des transferts transfrontaliers instantanés. Une expansion stratégique vers l’Europe et d’autres marchés internationaux est également en cours de préparation.

Parallèlement à la direction de SimoCash, Wilfried Kouame exerce comme analyste de données au sein de la fintech ivoirienne Babimo. Titulaire d’une licence en programmation informatique obtenue à l’Institut Cerco International, il a effectué un stage en data science chez Simplon Côte d’Ivoire en 2023. L’année suivante, il a fait un autre stage comme développeur chez Atos.

Melchior Koba

Lire aussi:

Cephas Doudou numérise le marché de la seconde main en Côte d’Ivoire