C’est Joe Muganda, le président de ce groupe de médias, qui l’a annoncé par communiqué. Après l’accord présidentiel, les médias du groupe – télévision, radio, presse écrite et plateformes numériques – vont rouvrir progressivement, le temps de remettre en place les dispositifs opérationnels.
Fin juin, le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni et considéré comme son successeur potentiel, avait dépêché l’armée pour empêcher l’accès aux bureaux et aux studios du groupe. Il avait également revendiqué cette décision sur le réseau social X, affirmant ne pas croire à la « liberté de la presse en Ouganda ». Il avait aussi accusé les médias de NMG de l’avoir insulté régulièrement.
Liberté de la presse
Le président de Taifa group, le magnat tanzanien Rostam Azizi, l’actionnaire majoritaire de Nation Media, a salué la décision de Yoweri Museveni. Il a également remercié le général Kainerugaba pour son soutien dans les discussions ayant conduit à cette réouverture.
Cette reprise intervient dans un contexte de préoccupations persistantes sur la liberté de la presse en Ouganda. Le pays occupe la 143e place sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).