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En cinq ans, la France a vu son influence chuter de façon vertigineuse en Afrique francophone. Pendant des décennies, Paris s’était persuadée que son histoire, sa langue, ses bases militaires et ses réseaux d’influence économique suffisaient à garantir une place privilégiée. Cette certitude était une illusion, pointe Christian Lequesne, professeur à Sciences Po Paris.

Des manifestants brandissent des pancartes lors d’une manifestation organisée à Ouagadougou, le 20 janvier 2023, pour soutenir le président burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, et exiger le départ de l’ambassadeur français et des forces militaires françaises. | OLYMPIA DE MAISMONT, AFP
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Des manifestants brandissent des pancartes lors d’une manifestation organisée à Ouagadougou, le 20 janvier 2023, pour soutenir le président burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, et exiger le départ de l’ambassadeur français et des forces militaires françaises. | OLYMPIA DE MAISMONT, AFP
En cinq ans, la France a vu son influence chuter de façon vertigineuse en Afrique francophone. Pendant des décennies, Paris s’était persuadé que son histoire, sa langue, ses bases militaires et ses réseaux d’influence économique suffisaient à garantir une place privilégiée. Cette certitude était une illusion. Les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les départs des soldats français du Tchad et du Sénégal, les manifestations antifrançaises et la fin des relations diplomatiques ne sont pas des accidents de parcours. Ils sont les symptômes d’une rupture….
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