Le billet de 100 euros s’échangeait autour de 27 550 dinars à la vente, contre environ 27 500 dinars la veille, un mouvement modéré qui, s’il se confirme, mettrait un terme à la légère tendance baissière observée ces derniers jours.
Les cotations publiées au cours des journées précédentes faisaient état d’une relative stabilité du marché parallèle. Les 28 et 29 juillet, l’euro évoluait généralement dans une fourchette comprise entre 273 et 276 dinars, selon les cours relevés par plusieurs plateformes spécialisées et relayés par des médias algériens.
Cette évolution faisait suite à un repli progressif après les niveaux proches de 278 à 279 dinars atteints au début du mois de juillet. Le niveau rapporté pour le 30 juillet, s’il est confirmé, traduirait ainsi davantage un léger redressement qu’un véritable changement de tendance.
Des explications avancées par les cambistes
Plusieurs médias citant des cambistes du Square Port-Saïd d’Alger évoquent un marché marqué, ces derniers jours, par un excédent d’offre en euros et une certaine prudence des opérateurs, dans un contexte de renforcement du cadre réglementaire encadrant les opérations de change. Selon ces mêmes sources, un retour de la demande en fin de semaine aurait contribué au léger redressement des cours.
Ces éléments relèvent toutefois d’appréciations formulées par les acteurs du marché informel et ne peuvent être vérifiés de manière indépendante.
Un écart toujours important avec le taux officiel
Le différentiel entre le marché parallèle et le marché officiel demeure, quant à lui, bien établi. À la même période, le cours de référence publié par la Banque d’Algérie se situait autour de 151,5 à 152 dinars pour un euro, soit plus de 120 dinars de moins que les niveaux observés sur le marché informel.
Cet écart continue d’alimenter le recours au change parallèle, notamment chez les voyageurs, les étudiants et les particuliers confrontés aux limites de l’accès aux devises par le circuit bancaire.
Samia Aït Iqbal