Quelque 40’000 personnes cherchant à rejoindre l’Europe ont traversé la frontière ces derniers jours entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, a indiqué vendredi une source policière. 18 migrants sont morts, précise cette source. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est attendu sur place.

Les arrivées, qui n’ont pas cessé de la nuit, continuaient vendredi matin, majoritairement des jeunes hommes et des adolescents. Dix-huit d’entre eux sont morts noyés en tentant le passage de la frontière par la mer, selon cette source, dans ce petit territoire habité par 80’000 personnes.

« Il y a eu un flux constant de personnes toute la nuit », a-t-elle dit. Si les arrivées ont été moindres que pendant la journée, des migrants ont continué à arriver la nuit et ils continuent d’arriver vendredi matin, selon elle.

Il était difficile vendredi de savoir clairement ce qui a provoqué cette soudaine arrivée en masse de migrants en provenance du Maroc. Jeudi soir, des milliers de jeunes Marocains étaient rassemblés tard jeudi soir dans le centre de la ville de Fnideq, qui jouxte l’enclave espagnole de Ceuta, a constaté un journaliste de l’AFP, certains affirmant avoir entendu que « la frontière avait été ouverte ». Ces jeunes ont afflué près de la route qui longe la plage et qui mène vers le passage frontalier.

L’armée en renfort

Le gouvernement espagnol a annoncé que des soldats seraient déployés pour garantir la sécurité sur ce territoire de la côte nord de l’Afrique.

Le Maroc et l’Espagne vont mettre en oeuvre « des mesures pour le transfert » vers le Maroc « dès que possible, de toutes les personnes qui sont entrées illégalement à Ceuta », avait assuré jeudi le ministre espagnol de l’Intérieur. Aucune déclaration officielle n’a jusqu’ici été publiée par les autorités marocaines.

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Le contexte rappelle la précédente crise migratoire de 2021. En mai de cette année-là, plus de 10’000 migrants avaient atteint Ceuta depuis le Maroc voisin en deux jours, à la faveur d’un assouplissement des contrôles par Rabat lors d’un différend diplomatique avec l’Espagne.

Agences/vic