Ce bulletin régulier de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE) couvre l’ensemble des stations hydrométriques du bassin, entre Bakel et l’embouchure. Il confirme une dynamique déjà observée sur les précédents relevés du mois, où le fleuve évoluait déjà sous vigilance maîtrisée, avec des niveaux restant partout inférieurs aux seuils critiques.
À Manantali, la retenue amont affiche une cote de 197,48 mètres ce lundi matin, contre 198,7 mètres à la même date l’an dernier, pour un débit turbiné de 192 m³/s, contre 264 m³/s en 2025. La cote normale de cet ouvrage reste fixée à 208,05 mètres IGN, la cote exceptionnelle à 211 mètres, un seuil qui demeure très éloigné des niveaux actuellement enregistrés.
Sur les stations du cours principal, la tendance reste globalement à la hausse, mais toujours contenue. Le plan d’eau progresse de 7 centimètres à Matam, pour s’établir à 5,03 mètres, très en deçà du seuil d’alerte fixé à 8 mètres. Podor affiche une hausse plus modeste de 3 centimètres, à 3,32 mètres, contre une cote d’alerte de 5 mètres, tandis que Richard-Toll enregistre une progression de 2 centimètres pour atteindre 2,73 mètres, loin du seuil de 3,35 mètres fixé pour cette station. Seule la station de Bakel enregistre un mouvement inverse, avec un repli marqué de 64 centimètres, ramenant le plan d’eau à 5,34 mètres, un niveau qui reste néanmoins très inférieur à la cote d’alerte de 10 mètres.
À Diama, le niveau amont du barrage s’établit à 2,13 mètres, avec un débit lâché de 690 m³/s, contre 919 m³/s à la même période en 2025. La DGPRE rappelle que cet abaissement volontaire du niveau amont vise à préparer le passage de la crue sans conséquence majeure pour Saint-Louis, en facilitant la modulation des eaux vers la ville et l’embouchure. À Saint-Louis même, le fleuve s’établit à 0,95 mètre à l’échelle, contre 0,97 mètre l’an dernier à la même date, un niveau qui reste très en dessous de la cote d’alerte de 1,75 mètre fixée pour cette station.
Ce suivi hydrologique quotidien s’inscrit dans le cadre du Système d’Alerte Précoce (SAP) mis en place pour anticiper les risques d’inondation dans la vallée du fleuve Sénégal, alors que la région traverse actuellement la période la plus sensible de l’hivernage.